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Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...  21/05/2015

Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...

Du 21 au 31 mai  2015 - Mois de mai, mois de Marie de la Médaille Miraculeuse.



                                                     (Suite) 



 

(Chaque jour, avant de commencer votre chapelet : méditez cette prière)
 






Le 21 mai   2015
Regardons notre médaille : La Vierge aux rayons.

 

Nous avons dit que lorsque la Sainte Vierge eut offert le globe du monde au Seigneur, Sœur Catherine la vit tout à coup abaisser les mains et les étendre dans un grand geste de miséricorde et d'accueil. Le globe avait disparu, mais des mains de Marie s'échappaient des faisceaux de lumière ruisselant en rayons éblouissants sous lesquels disparaissait tout le bas de son corps. Les mains de la Vierge semblaient fléchir sous le poids de ces rayons de grâces, dont elle est la dispensatrice. C'est dans cette attitude qu'elle est reproduite sur sa Médaille. Quelle consolation pour nous de la contempler ainsi !

Tout à l'heure, Marie offrait au Seigneur nos prières, nos mérites. Maintenant, tout se transforme entre ses mains. Dieu pourrait-il refuser ce qui monte vers Lui par l'intermédiaire de sa Mère ?

Ces mêmes mains maternelles qui s'étaient chargées de nos offrandes vont nous transmettre les grâces d'En-Haut, mais non pas au hasard. La Sainte Vierge connaît chacun de ses enfants. Elle entend chacune de leurs supplications. Elle voit chacun de leurs besoins. Elle donne à qui lui demande, nous rappelant par là l'importance de la prière, ce lien qui nous relie par elle à son divin Fils. En effet, Catherine Labouré s'est bien aperçue que certains anneaux, certaines pierreries ne donnaient aucun rayon. Quel dommage de les laisser pour ainsi dire stériles entre les mains de celle qui est la Toute-Suppliante. Quel dommage aussi de la prier mal, de lui offrir des chapelets médiocrement récités ! Que de grâces dont nous nous privons ainsi !

Rien n'égale les charmes, la grâce, l'expression de tendresse, renfermés dans l'attitude de cette Vierge abaissant avec bonté ses regards et ses mains chargées de bienfaits sur tous ceux qui veulent se confier à son intercession miséricordieuse. Regardons souvent la Vierge aux rayons de notre Médaille ! Apprenons avec elle à bien prier !

 


 

PRIÈRE

 

Obtenez-nous, ô Marie, cette vaillante simplicité, et surtout cette paisible confiance en votre Médaille ! La confiance attire toujours votre protection. Jusqu’'ici, la mienne n'a pas été assez forte ; je crois, mais je n'espère pas selon l'étendue de ma foi. On dirait presque que j’hésite, ô Marie, devant votre puissance venue de Dieu et votre bonté. De vous, comme de Dieu, on obtient tout, autant qu'on en espère. Je veux donc, désormais, moi aussi, porter votre Médaille avec confiance et avec fierté, sûr d'avance que vous m'en bénirez à votre manière, c'est-à-dire en Mère toute-puissante et toute bonne. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !





 

Le 22  mai   2015
Regardons notre médaille : La prière inscrite par Marie. (Suite)


Nous avons vu hier que nous devions prier Marie, que nous devions nous adresser à Elle avec la plus filiale confiance. Cependant, diront peut-être quelques personnes, la Vierge Marie est la Mère de Dieu, l'Immaculée qui n'a jamais connu l'ombre du péché. Comment m'approcher d'elle ? Je ne suis qu'un pauvre pécheur... Il y a une telle distance entre elle et moi, pauvre créature ! Arrière toute crainte ! La Très Sainte Vierge s'est chargée elle-même de nous rassurer et de nous enseigner à la prier. Sœur Catherine était occupée à la contempler lorsque des lettres d'or se formèrent autour de la vision, s'arrêtant à la hauteur des mains chargées de grâces. Bientôt la Voyante put lire l'inscription suivante : "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

Ainsi, la Très Sainte Vierge est puissante parce qu'elle est l'immaculée. Son privilège ne l'éloigne pas de nous. Elle nous en fait au contraire bénéficier en quelque sorte. Nous pouvons la prier, nous dit-elle, parce qu'elle est l'Immaculée. Remarquons bien qu'elle attend cette prière pour agir en notre faveur.

Voyons aussi combien elle se met à notre disposition. Elle ne nous enseigne pas de longues formules. Non. Une toute petite prière que pourront bégayer les enfants, que pourront murmurer les plus grands malades, les agonisants, une toute petite prière que l'on pourra semer partout, dans la rue, chez soi, dans le recueillement ou en pleine foule. Cette formule enseignée par la Vierge elle-même, a été traduite dans toutes les langues, répétée sur tous les points du monde ; elle a fait pénétrer la croyance à l'Immaculée Conception dans tous les esprits et dans tous les cœurs. Répétons-la sans nous lasser ! Répétons-la partout, le jour au milieu des occupations les plus absorbantes, les plus pénibles, la nuit si nous nous éveillons. C'est la prière enseignée par Marie. Combien nous devons l'aimer !

 

PRIÈRE


Vierge bénie entre toutes les Vierges, Mère bénie entre toutes les mères, ô vous qui nous aimez malgré nos fautes, laissez tomber sur nous un regard de pitié, un regard de bonté. Du sein de la lumière, ayez pitié de ceux qui tâtonnent misérablement dans les nuits de l'erreur et du doute ; du sein de votre angélique pureté, ayez pitié de ceux qui luttent et qui étouffent, parfois angoissés, dans la matière où ils s'enlisent ; du sein de la vie, ayez pitié de ceux qui s'enfoncent dans l'ombre de la mort.

Ô vous qui avez été conçue sans péché, laissez-nous ajouter avec l'imperturbable confiance de l'enfant qui ne sait pas douter du cœur de sa mère : Priez pour nous qui avons recours à Vous ! Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !





 

Le 23  mai  2015
Regardons notre Médaille  :  Le serpent (Suite)

 

Il est écrit dans la Genèse : "Serpent, je mettrai des inimitiés entre toi et la femme ; elle t'écrasera la tête, et toi tu essaieras de la blesser au talon."

Marie est cette femme annoncée à l'aurore du monde ; aussi la voit-on sur la Médaille, représentée debout, écrasant de son pied un serpent menaçant. Ce serpent, nous le connaissons bien, c'est l'antique et éternel ennemi des âmes. Marie vient faire peser sur lui toute la force qu'elle a reçue de Dieu.

Oui, le serpent représente les forces du mal.

C'est aussi la tentation qui rampe, qui s'infiltre, qui guette, qui siffle, qui fascine, qui se dresse et cache son venin ; la tentation enfin, qui mord dans l'ombre et qui tue les âmes. Les deux ennemis sont donc aux prises : Marie et Satan. Ce dernier aura beau "essayer de la blesser au talon", il n'y réussira pas. Elle est plus forte que lui !

Si nous étions seuls, réduits à nos propres forces, nous serions vaincus d'avance. Mais Dieu est là. Après tout, ce n'est pas nous que le démon poursuit de sa haine ; nous sommes trop petits pour lui inspirer autre chose que du mépris

C'est Dieu qu'il poursuit en nous. Ne pouvant l'atteindre directement, il s'acharne sur ses enfants, destinés à occuper là-haut les places que sa révolte a laissées libres. Aussi, d'une certaine manière, Dieu, attaqué en nous, se doit de nous donner la force et la grâce pour résister. Il y sera toujours fidèle.

En plus de sa grâce qui nous suffira toujours - n'a-t-il pas dit à Saint Paul : "Ma grâce te suffit" ? -, il nous donne Marie avec sa puissance, Marie avec son cœur de Mère, Marie au seul nom de qui Satan s'enfuit.

 

PRIÈRE

 

Prière à la Vierge Puissante

(PRIÈRE enrichie d'INDULGENCE par Sa Sainteté LÉON XIII)

Vierge Puissante qui, seule dans le monde entier, avez porté le coup mortel à toutes les hérésies, délivrez l'univers chrétien enlacé dans les filets du mal ; abaissez vos regards sur les âmes séduites par les ruses du Tentateur, afin que, rejetant tout venin d'hérésie, les cœurs égarés viennent à repentance et rentrent dans l'unité, grâce à votre intercession près de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !


 



 


                                                                                               

Le 24 mai  2015
Regardons la croix de notre médaille.  


 

Nous avons contemplé ces jours derniers la première face de notre Médaille. Or, sous les yeux de la Voyante, l'ovale se retourna et elle vit apparaître les signes que nous contemplons de l'autre côté. Pas d'inscription. Lorsque Sœur Catherine demanda à la Sainte Vierge s'il n'y avait rien à graver au revers, une voix intérieure lui répondit : "Le M, la Croix et les deux Cœurs en disent assez."

Ces signes sacrés n'évoquent-ils pas en effet tout le mystère de notre Rédemption, qui suppose tout d'abord l'incarnation de Jésus-Christ ? Considérons d'abord cette Croix qui domine le revers de notre Médaille. C'est à son ombre lumineuse que l'Église continue sa marche à travers les siècles, c'est grâce à elle que les âmes se sauvent et se sanctifient. Jésus Crucifié est la réponse à toutes les angoisses, à toutes les douleurs.

Sans doute, la Croix est un mystère, elle est contraire à notre nature. Adorons en silence et croyons simplement que c'est le moyen qu'a choisi le Christ pour nous sauver et pour nous témoigner l'immensité de son amour. Elle doit faire partie de notre vie comme elle fait partie de la Médaille Miraculeuse. N'ayons pas peur de la Croix, sous quelque forme qu'elle se présente : souffrances du corps, du cœur, de l'esprit, épreuves personnelles, familiales, nationales. Acceptons-les comme des parcelles de la croix de Jésus, en union avec la Vierge Immaculée qui nous a donné un si sublime exemple en demeurant débout au pied de la Croix de son Fils.

Sans doute, la souffrance est pénible, mais Marie nous aidera à la supporter chrétiennement si nous savons implorer son secours. Quand viendra l'épreuve regardons notre petite Médaille. Et si nous pleurons, que ce soit aux pieds de Marie.

 

PRIÈRE

 

Ô Marie, nous avons à souffrir en ce monde, et nul ne sait quelle sera la mesure de nos épreuves. Peut-être, un jour, serons-nous seuls, loin des nôtres, livrés au secours banal de l'indifférence et aux consolations qu'il faut payer. Venez alors, ô Mère, venez au-devant de nos plaintes ; mettez sur nos lèvres ce nom tant de fois invoqué depuis nos premiers jours, ce nom qui calme, qui apaise, qui console et qui purifie.

Ô Marie, au milieu de vos jours glorieux, n'oubliez pas les tristesses de la terre ! Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de la vie ! Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui ont été séparés ! Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent ! Ayez pitié des objets de notre tendresse ; donnez à tous l'espérance et la paix. Ainsi soit-il !



Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

                                                                     




 

Le 25 mai  2015
Regardons le  M de notre médaille 






Remarquons que la Croix repose en quelque sorte sur le M de la Médaille, le monogramme de Marie. On ne peut les séparer. Quel émouvant symbole ! Notre Rédemption est due à Jésus, mais Marie y est présente. Le Christ a voulu que sa Mère fût intimement mêlée à ce mystère de la Rédemption comme elle avait participé largement à celui de l'Incarnation.

Quoi d'étonnant dès lors que la Sainte Vierge soit si puissante ? Nous l'avons contemplée les mains chargées de grâces ; nous la voyons maintenant à la source même de l'acquisition de toutes ces grâces. Non seulement elle les dispense avec son Fils, mais elle les acquiert avec lui sur le Calvaire. Voilà la raison profonde pour laquelle elle a voulu fixer l'initiale de son nom au-dessous du signe de notre Rédemption.

Ne participons jamais au la sainte eucharistie sans nous unir profondément à la Vierge Marie. Par elle, avec elle, nous comprendrons mieux les saints mystères, nous y participerons plus activement, nous en profiterons doublement. Que le nom de Marie soit gravé dans notre coeur comme sur notre Médaille ; qu'il soit toujours prêt à jaillir de nos lèvres, toujours présent à notre souvenir !

 

PRIÈRE

 

O ma Mère, votre monogramme fixé tout auprès de la Croix de votre Fils me prouve éloquemment que vous êtes toujours là pour m'accueillir avec amour, surtout aux heures pénibles de la vie où je sens moi-même le poids de la Croix peser sur mes épaules. Faites-moi comprendre que vous attendez de chaque chrétien une participation au grand travail de la Rédemption du monde et que vous recueillez chacune des souffrances acceptées dans un esprit chrétien pour les offrir vous-même à votre Fils et préparer notre place dans le ciel. Que ces pensées si consolantes illuminent toujours chacun de mes pas jusqu'au dernier jour de ma vie. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !







Le  26 mai  2015
Regardons les deux cœurs de notre médaille




Nous avons vu hier que le M et la Croix ne font qu'un parce qu'on ne peut pas séparer Jésus de sa Mère. C'est ce que nous confirment les deux Cœurs gravés sur la Médaille. Le Cœur de Jésus encerclé d’épines est tout près du Cœur de Marie transpercé d'un glaive. Dans l'amour comme dans la souffrance, ces deux Cœurs sont unis.

C'est le même sang, en effet, qui y circule, le sang que Jésus a offert pour nous sur la Croix jusqu'à la dernière goutte, c'est celui qu'il a reçu de sa Mère. Aussi, quand cette Mère désolée verra le soldat transpercer le Cœur de son Fils après sa mort, c'est son Cœur à elle qui sera déchiré par la lance.

Ne séparons jamais ces deux Cœurs sacrés dans notre vénération et dans notre amour ! Lorsque nous pensons à la Passion du Fils, pensons aussi à la Compassion de la Mère. Ayons à cœur de les conforter pour leur faire oublier un peu l'indifférence des créatures. Souvenons-nous que le premier vendredi du mois est consacré à honorer le Sacré-Cœur de Jésus et que nous ne saurions mieux lui témoigner notre amour qu'en nous unissant à lui par la sainte communion. Dédommageons-le alors de l'ingratitude des hommes. Souvenez-vous aussi qu'à Fatima, la Sainte Vierge a demandé à celles et ceux qui l'aiment de penser aux souffrances de son Cœur immaculé et de lui tenir compagnie au pied de la Croix le premier samedi du mois.

Répondons généreusement à ces désirs et allons toujours au Coeur Sacré de Jésus par le Cœur immaculé et-douloureux de Marie.

 

PRIÈRE


Ô Cœur Sacré de Jésus, nous nous consacrons à toi par le Cœur immaculé de ta Mère. Sois à jamais notre refuge, notre secours, notre consolation, l'objet de nos hommages, de nos adorations et de notre amour. Par ta Mère, avec elle et comme elle, nous voulons te glorifier par toutes nos actions, mettre en toi seul toute notre confiance.

Sois, ô divin Cœur de Jésus, notre espérance ici-bas et notre asile assuré à l'heure de notre mort. Nous te le demandons pour nous et pour tous ceux que nous aimons par l'intercession du Cœur Immaculé de Marie. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 







Le 27 mai  2015
Regardons les étoiles de notre médaille.





Les douze étoiles qui figurent sur la Médaille n'en constituent pas seulement un ornement des plus gracieux ; elles ont un symbole très précis. Ces étoiles nous rappellent les douze apôtres, les saints qui, à leur exemple, ont obtenu par Marie la couronne de gloire.

La Sainte Vierge est, en effet, la Reine des Apôtres. Sans doute, elle n'a pas été ordonnée comme eux, mais elle a été éminemment associée à l'acte de la Rédemption, qui est l'essentiel de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ.

Après la mort de son Fils, elle est en quelque sorte chargée de l'Église qui s'organise. Elle prie au cénacle avec les apôtres et les disciples, elle reçoit avec eux l'Esprit-Saint qui va les embraser du feu de l'apostolat. Impossible de vivre dans l'intimité de Marie sans devenir apôtre, sans désirer que le Règne de Dieu s'accomplisse, sans chercher à le réaliser. Mais n'oublions pas que c'est elle par excellence qui forme aux rudes tâches de l'apostolat. L'apôtre doit lutter continuellement contre l’esprit du mal ; or, c'est l'Immaculée qui lui écrase la tête. Cette victoire-là n'est que la première de toutes celles que doivent remporter les apôtres de tous les temps. Appelons donc toujours Marie à notre secours lorsque nous voulons gagner, ramener, conquérir les âmes à Dieu. Prions-la souvent de bénir tous les ouvriers apostoliques, tous les artisans des mouvements d’Eglise, afin que soit hâté le Règne du Christ !

 

 

PRIÈRE

 

Ô Marie, Reine des Apôtres, les étoiles de votre Médaille chantent à leur manière la nécessité d'être apôtres nous aussi et d'aller chercher les âmes déchristianisées ou même païennes, si nombreuses dans notre entourage, pour leur faire connaître votre divin Fils et les mettre ainsi sur la route du ciel. Aidez-nous, ô bonne Mère, à travailler de tout notre pouvoir à cette conquête des âmes ; faites-nous comprendre qu'un chrétien ne peut pas se sauver seul et qu'il doit avoir la hantise du salut de ses frères. Ainsi soit-il !



Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !






 

Le 28 mai  2015

Le sens profond de notre médaille.  

Dieu ne fait rien sans raison. Un signe de Lui indique toujours de grandes choses. Une médaille, en soi, n'est qu'un petit morceau de métal, oui ; la croix d'honneur aussi, et pourtant cette croix est éloquente sur la poitrine d'un brave. Le drapeau, en soi, n'est qu'un peu d'étoffe; mais il incarne l'idée de la Patrie.

La Médaille doit donc avoir, elle aussi, son symbolisme. Nous le trouvons clairement exprimé dans l'ancien Introït de la messe de la Médaille Miraculeuse : "Ceci sera comme un signe dans votre main, comme un monument devant vos yeux, afin que la loi du Seigneur soit toujours dans votre bouche."

Un signe dans votre main. Oui, un signe, un gage, une alliance. Un signe d'appartenance à Marie Immaculée dont on porte les livrées; un gage assuré de sa protection et une promesse de secours efficace ; une alliance enfin, alliance filiale de l'enfant avec sa Mère, alliance maternelle avec Celle qui donne à son enfant sa Médaille en signe d'adoption.

Un monument devant nos yeux. C'est un mémorial, ou mieux un modèle à reproduire. Quels horizons, dès lors, se laissent entrevoir ! Ce modèle, c'est Marie elle-même : "FAITES FRAPPER UNE MÉDAILLE SUR CE MODÈLE", a dit l'Immaculée. C'est donc bien un modèle vivant, et quelle vie surnaturelle et divine découle de la Vierge ! C'est la vie de grâce, gage et promesse de la vie éternelle de gloire, que nous vaudra l'imitation des vertus de Marie.

La loi de Dieu. Toute la religion n'est-elle pas gravée sur cette Médaille, comme en un résumé, en un raccourci saisissant ? N'est-elle pas comme une miniature divine où ne manque aucun trait essentiel ? Le dogme de l'Immaculée Conception, tel qu'il est rappelé dans la Médaille, ne contient-il pas, plus ou moins explicitement, les principales vérités de notre religion, depuis le péché originel jusqu'à l'objet précis de la fête instituée en l'honneur de Marie "Médiatrice de toutes grâces" ? N'y voyons-nous pas, de plus, les plus efficaces moyens de salut; la prière et la souffrance chrétiennement acceptées ?

Étant donné cette doctrine, car c'en est une, quoi d'étonnant qu'on ait trouvé dans l'étude de la Médaille Miraculeuse bien comprise un véritable remède providentiel aux plaies religieuses et morales de notre époque ?

Et combien ce remède, s'il était mieux connu, pourrait vite devenir populaire, pratique et tout-puissant !

POPULAIRE : il et à la portée de tous, même des plus humbles. PRATIQUE : elle est et doit être d'un usage quotidien. TOUT-PUISSANT : il est d'origine surnaturelle et divine.

N'est-ce pas, aussi, un signe sensible et le canal céleste des grâces promises par la Sainte Vierge à ceux qui porteront sa Médaille avec foi et amour ?

 

 

PRIÈRE

Merci, ô mon Dieu, de nous transmettre ainsi, par les mains de ta divine Mère, un moyen si touchant et si simple de te faire connaître et de te faire aimer. N'est-ce pas là aussi, pour nous, l'occasion choisie d'être apôtres et de faire rayonner notre foi autour de nous ? Désormais, nous nous servirons avec plus de confiance et plus de zèle encore de cette petite Médaille ; tous ceux qui, grâce à nous, pourront la porter, auront ainsi sur eux un mémorial qui leur parlera de Dieu et leur rappellera la foi peut-être oubliée. Et nous nous souviendrons de cette parole du livre de la Sagesse, que l'Église a appliquée à ta Sainte Mère : "Ceux qui me font connaître, auront la vie éternelle." Ainsi soit-il !



Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !


 





Le 29 mai  2015

Le désir de la Sainte Vierge.

 

Sœur Catherine étant sur le point de mourir exprima un doux reproche qui ne doit pas nous laisser indifférents.

« La Sainte Vierge et peinée, dit-elle, parce qu'on ne fait pas assez de cas du trésor qu'elle a donné dans la dévotion à l'Immaculée Conception. On ne sait pas en profiter. »

Maintenant que nous connaissons mieux ce trésor, après l'avoir médité pendant tout ce mois, ne méritons pas ce reproche de la Sainte Vierge. Apprécions à sa juste valeur cette petite Médaille qu'elle nous a laissée comme un gage si touchant de son amour maternel. Quand un enfant est séparé de sa mère, il aime regarder sa photographie, il s'entoure de souvenirs qui lui rappellent la chère absente.

En attendant de nous accueillir un jour au ciel, la Sainte Vierge a voulu nous laisser d'elle plus qu'une photographie : sa Médaille. C'est le symbole de sa présence qui nous suit partout, protégeant notre âme et notre corps, nous rappelant continuellement les grands mystères de notre foi et la route qu'il faut suivre pour arriver au ciel. Son cœur et celui de Jésus nous rappellent que nous ne sommes pas orphelins ici-bas, mais que leur amour nous enveloppe continuellement.

Le M qui surmonte la croix est comme un grand signe d'espérance qui éclaire la route ardue de notre vie. Les étoiles nous parlent de ce ciel, notre Patrie, où Jésus et Marie nous attendent.

Que de raisons d'aimer notre Médaille, de la méditer, de la propager !

 

 

PRIÈRE


Ô Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, nous voulons désormais entourer de vénération la précieuse Médaille que vous nous avez apportée du ciel. Si nous n'en avons pas fait assez de cas jusqu'ici, nous vous en demandons pardon et nous voulons désormais vous prouver notre reconnaissance en la portant sur nous avec plus d'amour.

Que la vue de la croix augmente notre Foi !

Que votre monogramme béni soit pour nous une vision d'espérance !

Que les deux Cœurs augmentent notre Charité !

C'est la grâce que nous vous demandons, ô bonne Mère, les uns pour les autres, à la fin de ce mois qui nous a réunis à vos pieds pour méditer votre Médaille Miraculeuse. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !






 

Le 30 mai  2015

Nos devoirs envers notre médaille.  



Maintenant que nous connaissons mieux le trésor donné au monde par la Sainte Vierge, il importe de voir comment nous l'apprécions. Nous avons, en effet, des devoirs envers cette Médaille, don de Marie. Quels sont-ils ?

Devoir de reconnaissance d'abord. Sachons dire merci à notre Mère du ciel. Il est si bon de penser qu'elle nous aime au point de vouloir toujours demeurer avec nous ! Elle nous a donné de sa tendresse un témoignage sûr, précis. Que c'est consolant ! Mais notre reconnaissance doit surtout se traduire par des actes. Que faire pour notre Médaille ?

La porter d'abord, et autant que possible au cou, comme la Sainte Vierge le désire, puisqu'elle a dit à Sœur Catherine que beaucoup de grâces seraient accordées à ceux qui la porteraient, suspendue à leur cou. N'en rougissons pas. Il y a tant de personnes qui affichent un fétiche ridicule ! Aurions-nous honte de montrer notre appartenance à la Mère de Dieu ?

La propager ensuite. Ayons toujours quelques médailles sur nous pour les donner à un enfant, à un malade, à un affligé, à un bien-portant. Donner l'image de Marie, c'est semer de la confiance en Dieu.

L'aimer. Oui, il faut l'aimer, notre petite Médaille, l'aimer parce qu'elle vient du ciel directement, par les mains de notre Mère. Ne la portons pas par simple habitude, comme un vulgaire porte-bonheur dont on ne veut pas se séparer. Aimons-la parce qu'elle est le souvenir perpétuel de la présence de Marie parmi nous. Embrassons-la le matin à notre réveil en offrant notre journée à Dieu ; embrassons-la le soir encore avant de nous endormir en paix dans les bras de notre Mère. Répétons alors une dernière fois l'invocation très chère : "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

Ayons confiance en notre Médaille. Une confiance invincible. N'ayons pas peur de demander beaucoup à Marie ; c'est notre foi en sa puissance qui obtiendra des merveilles. Glissons la petite Médaille près d'un malade, proposons-la à un incroyant. Et puis, ayons une confiance absolue en la toute-puissance suppliante de la Vierge Immaculée ! Ne laissons plus dans ses mains des anneaux qui ne donnent pas de rayons parce qu'on oublie de lui demander des grâces !

 

 

PRIÈRE

 

Très Sainte Vierge, je crois et confesse votre Sainte et Immaculée Conception pure et sans tache ; très pure Vierge, par votre pureté virginale, votre Conception immaculée, votre glorieuse qualité de Mère de Dieu, obtenez-moi de votre cher Fils, l'humilité, la charité, une grande pureté de cœur, de corps et d'esprit, une sainte persévérance dans le bien, le don d'oraison, une bonne vie et une bonne mort. Ainsi soit-il! (indulgence de PIE X).



Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !






 

Le 31 mai  2015
La médaille Miraculeuse er la France.

 

Un pèlerin français qui visitait un jour la petite maison de la Sainte-Famille, transportée par les anges, de Nazareth à Lorette en Italie, disait au chapelain qui lui faisait visiter la précieuse habitation :

— Vous êtes heureux de posséder la maison de la Sainte Vierge !

— Oh ! répondit le prêtre, moitié riant, moitié sérieux, nous avons sa maison, mais elle n'y habite pas. Elle est toujours chez vous.

Et c'est vrai. Durant le XIXe siècle, la Sainte Vierge a visité cinq lieux privilégiés sur la terre de France ; elle est venue cinq fois "chez nous" et c'est pourquoi, de tous les pays du monde, on vient dans notre pays embrasser ses traces lumineuses et écouter ses messages.

Paris en 1830, la Salette en 1846, Lourdes en 1858, Pontmain en 1871, Pellevoisin en 1876, autant de dates qui jalonnent notre histoire des visites de la Mère de Dieu, sans parler du dernier siècle.

A l'hommage filial du Roi Louis XIII consacrant son royaume à Marie, en 1638, la Sainte Vierge a magnifiquement répondu. Elle s'est vraiment montrée la Mère de notre pays, ne cessant de le combler de faveurs, de le consoler et de le relever.

C'est donc dans ce pays que Marie a confié sa Médaille ; elle y a apparu pour cela au cœur même, dans sa capitale, sachant bien que ce serait un pays missionnaire par excellence, et qu'elle ferait rayonner d'une manière conquérante et irrésistible la dévotion à l'Immaculée Conception.

Rendons-nous dignes de la confiance qu'a témoignée la Sainte Vierge. Pensons souvent aux paroles qu'elle a adressées à Sœur Catherine Labouré : "Ce globe représente le monde entier et particulièrement la France, et chaque personne en particulier." Que de tendresse à travers ces douces paroles maternelles ! Ne perdons jamais confiance quelles que soient les épreuves. Le passé est garant de l'avenir. Confiance !

 

PRIÈRE

 

Ô Vierge, nous mettons tout notre espoir en vous. Vous savez bien que ce pays, malgré ses égarements, restera toujours vôtre ! Abaissez vos regards miséricordieux sur notre pays. Regardez encore la France et chaque personne en particulier. Dirigez-nous vers la foi des anciens jours. Relevez notre nation à la hauteur de ses destinées. Faites-nous souvenir qu'elle a à rester la fille aînée de l'Église, comme nous le rappelait le pape Jean-Paul II, lors de son premier passage à Paris.

Ô Vierge puissante, Aidez-la à reprendre, à continuer, à poursuivre sa mission séculaire pour la plus grande gloire de votre Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !


 
 

                                        Terminons ce mois en célébrant la fête de la Visitation et le chant de Marie : le Magnificat !)

 

 

http://www.medaille-miraculeuse.fr/










 


Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...  11/05/2015

Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...

Du 11 au 20 mai  2015  -  Mois de mai, mois de Marie de la Médaille Miraculeuse.                                                                                

                                                                                                                                               

                                                                                   (Suite)

                                                                              

                                                                                                            

                                                                                                            

 

                                                                            

                                               
 

(Chaque jour, avant de commencer votre chapelet : méditez cette prière)
 

                                                                                                     

Le 11 mai  2015

Deuxième apparition : le 27 novembre 1830 (phase 2).

 

Nous avons vu hier comment la Mère de Dieu se montra à Sœur Catherine offrant le globe d'or au Seigneur. Il se forma alors autour de la Sainte Vierge un tableau un peu ovale, sur lequel on lisait ces mots, écrits en lettres d'or : " Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous."

"Tout à coup, raconte Sœur Catherine, j'ai aperçu des anneaux à ses doigts revêtus de pierreries, les unes plus grosses, les autres plus petites, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres." Bientôt, les mains de Marie, chargées de grâces que symbolisaient les rayons, s'abaissèrent et s'étendirent en affectant la gracieuse attitude reproduite sur la médaille, puis une voix se fit entendre qui disait : "Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle ; les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces; les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance."

Remarquons que la Sainte Vierge obtient les grâces dans la mesure de la confiance avec laquelle on s'adresse à elle. Son Divin Fils disait aux malades de l'Évangile : "Qu'il vous soit fait selon votre foi." C'est ainsi qu'agit sa sainte Mère.

Sœur Catherine ajoute que quelques-unes des pierres précieuses fixées aux doigts de la Sainte Vierge ne donnaient aucun rayon ; comme elle s'en étonnait, une voix intérieure lui dit : "Ces pierres qui restent dans l'ombre figurent les grâces qu'on oublie de me demander."

 

PRIÈRE

 

O Vierge si bonne, qui avez daigné nous donner ce gage de salut qu'on appelle la Médaille, mettez-nous au cœur une confiance encore plus vive en votre maternelle protection. Ce que vous avez fait pour d'autres, vous pouvez le faire pour nous ; nous le croyons et l'attendons de votre cœur de Mère. Et, puisque vous vous êtes plainte que beaucoup de grâces restaient en suspens parce qu'on ne songeait même pas à les demander, nous prenons, ce soir, la résolution de prier davantage, afin de recevoir, et pour nous et pour ceux que nous aimons, ces grâces que vous nous obtenez de votre divin Fils par votre toute-puissance suppliante. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !



 


Le 12 mai 2014.
Deuxième apparition :  le 27 novembre 1830
(phase 3).




La Vierge Immaculée était donc là en présence de Sœur Catherine extasiée. Elle était, selon l'expression naïve de la Voyante, "belle dans son plus beau", les mains rayonnantes de lumière. L'inscription en lettres d'or la nimbait gracieusement : "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous."

A l'instant, le tableau parut se retourner et la Sœur vit, au revers, la lettre M, surmontée d'une croix, ayant une barre à sa base, et au-dessous du monogramme de Marie, deux cœurs, l'un entouré d'épines, le second transpercé d'un glaive.

Les notes de la Voyante ne mentionnent pas les douze étoiles qui entouraient le monogramme de Marie et les deux cœurs. Cependant, elles ont toujours figuré sur le revers de la Médaille. Il est sûr que ce détail a été reconnu par la Sainte à partir des apparitions, et accepté de vive voix un peu plus tard.

Comme elle se demandait un jour, pendant la méditation, ce qu'il fallait graver au revers de la Médaille, une voix intérieure lui répondit : "Le M, la croix et les deux cœurs en disent assez."

Le symbole était suffisamment clair, en effet, pour les chrétiens rachetés par un Dieu crucifié, en présence de sa Mère douloureuse.



 

PRIÈRE

 

Souvenez-vous, ô très douce Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, et réclamé votre secours ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Veuillez, ô Mère du Verbe, ne point mépriser mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !






Le 13 mai  2015

Troisième apparitions de la Sainte Vierge  (Décembre 1830)



M. Aladel, directeur de Sœur Catherine, accueillit avec indifférence, on peut même dire avec sévérité, les communications de sa pénitente; il lui défendit même d'y ajouter foi. Mais l'obéissance de la Sainte, attestée par son directeur lui-même, n'avait pas la puissance d'effacer en son cœur le souvenir ineffable de ce qu'elle avait vu ? Revenir aux pieds de Marie faisait tout son bonheur; sa pensée ne la quittait point, non plus qu'une persuasion intime qu'elle la verrait encore.

En effet, dans le courant de décembre, à une date qu'elle n'a pas précisée, elle eut une nouvelle apparition, exactement semblable à celle du 27 novembre, et au même moment, pendant l'oraison du soir; il y eut toutefois une différence notable : la Sainte Vierge, au lieu de s'arrêter à droite de la chapelle, à l'endroit où s'élève aujourd'hui la magnifique statue de la " Vierge au globe ", vint se poser au-dessus du tabernacle, mais un peu en arrière.

La messagère choisie par l'Immaculée reçut de nouveau l'ordre de faire frapper une médaille sur ce modèle. Elle termina son récit par ces mots : "Vous dire ce que j'ai appris au moment où la Sainte Vierge offrait le globe à Notre-Seigneur, cela est impossible à rendre, comme aussi ce que j'ai éprouvé pendant que j'étais occupée à la contempler ! Une voix se fit entendre au fond de mon cœur; elle me dit : ‘CES RAYONS SONT LE SYMBOLE DES GRÂCES QUE LA SAINTE VIERGE OBTIENT AUX PERSONNES QUI LES LUI DEMANDENT.’"

Puis, contre son habitude, il lui échappa une exclamation de joie à la pensée des hommages qui seraient rendus à Marie : "Oh ! Qu'il sera beau d'entendre dire : ‘Marie est la Reine de l'Univers, et particulièrement de la France !’ Les enfants s'écrieront : "Elle est la Reine de chaque personne en particulier."

 

PRIÈRE

 

Ô Marie, étoile étincelante, continuez à briller sur notre terre, surtout dans nos cœurs qui vous sont tout dévoués ! Oui, soyez Reine de l'Univers et particulièrement de la France. Sans doute, l'oubli de Dieu continuera son œuvre délétère ; mais nous voulons, nous, le rappeler à ceux qui l'ont oublié. Votre Médaille, fièrement portée, sera là pour redire : "Je crois en Dieu qui nous a donné Marie, je crois Marie et au meilleur de ses dons." Nous l'aurons, sa médaille, sur nous, nous la porterons partout ; avec elle, nous le savons bien, nous ferons pénétrer Dieu. Comme une étoile, elle brillera dans nos ténèbres ; et à sa lumière, les égarés reviendront à Dieu par Marie. Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, exaucez notre prière. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 14 mai  2015

Prodigieuse diffusion de la Médaille.


M. Aladel avait donc accueilli avec beaucoup de défiance les communications de Sœur Catherine Labouré ; il continuait à traiter d'illusions les confidences de la jeune Sœur. Les mois passaient et les désirs exprimés par la Sainte Vierge ne se réalisaient pas. Une voix intérieure s'en plaignit bientôt à Sœur Catherine : "La Sainte Vierge n'est pas contente parce qu'on néglige de faire frapper la médaille." —"Ma Bonne Mère, répondit-elle, vous voyez bien que M. Aladel ne me croit pas." — "Sois tranquille, répliqua la voix, un jour viendra où il fera ce que je désire : il est mon serviteur et craindrait de me déplaire."

C'est ce qui arriva. Quand le pieux missionnaire reçut cette communication, il se dit : "Si Marie est mécontente, ce n'est pas de la jeune Sœur qui, elle, ne peut rien faire de plus; c'est donc de moi." Il se décida dès lors à agir et la Providence l'aida visiblement.

"J'eus l'occasion, écrit-il, de voir Mgr de Quélen, archevêque de Paris; la conversation nous donna lieu de raconter tous les détails des apparitions au vénérable prélat, qui nous dit ne voir aucun inconvénient à la frappe de cette médaille, attendu qu'elle n'offrait rien d'opposé à la foi de l'Église, qu'au contraire tout y était très conforme à la piété des fidèles envers la Sainte Vierge, que, par conséquent, elle ne pouvait que contribuer à la faire honorer. Mgr de Quélen exprima le désir d'avoir une des premières médailles. Dès lors, ajoute M. Aladel, je me déterminai à faire le nécessaire."

"Aussitôt que la médaille fut frappée, dit-il, elle commença à se répandre, surtout parmi les Filles de la Charité qui, ayant eu connaissance de son origine, tout en ignorant qui était la Voyante, la portaient avec une grande confiance. Bientôt, elles la donnèrent à quelques personnes malades, dont six ne tardèrent pas à en ressentir les heureux effets. Trois guérisons et trois conversions s'opérèrent, tant à Paris que dans le diocèse de Meaux, d'une manière aussi subite qu'inattendue."

Malgré les sarcasmes des incroyants, la diffusion en fut immédiatement prodigieuse dans toutes les classes de la société et dans tous les pays. M. Vachette, le graveur, prouva, registres en main, qu'il en avait vendu plus de deux millions en dix ans. Il affirmait de plus que, à sa connaissance, onze autres fabricants de Paris en avaient écoulé la même quantité, et quatre autres de Lyon au moins le double.

De tous côtés, l'on écrivait à la rue du Bac pour réclamer des stocks de médailles, pour raconter les merveilles réalisées. Dans telle ville, des paroisses entières suppliaient leur curé de la leur procurer. Des prêtres écrivaient à M. Aladel qu' "elle ranimait la ferveur dans les villes comme dans les campagnes." A Rome, les supérieurs généraux de plusieurs Ordres religieux s'empressèrent de la faire connaître, et le Souverain Pontife lui-même, Grégoire XVI, la plaça au pied de son crucifix.

 

PRIÈRE

 

O Marie, Vierge immaculée, merci de nous avoir donné ce signe, ce présent, cette petite Médaille qui mérite si bien et méritera toujours son nom de "miraculeuse" Si Dieu a permis qu'elle se répande ainsi d'une manière si prodigieuse à travers le monde, n'est-ce pas pour y manifester votre gloire et votre puissance ? Nous voulons, dans notre humble sphère, être les propagateurs de votre Médaille, et ce signe béni continuera à faire des merveilles et à attirer les bénédictions divines sur tous ceux que nous aimons. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !







Le 15 mai  2015.
Sainte  Catherine Labouré après les apparitions.



Que devient Sœur Catherine après les grâces insignes dont elle avait été l'objet ? Placée après sa Prise d'Habit, en janvier 1831, à l'Hospice d'Enghien, rue de Reuilly, à Paris, elle allait y passer quarante-six ans dans l'obscurité la plus complète et dans un silence que le Pape Pie XI déclara plus tard "héroïque". Dans son entourage, on ne sut jamais qu'elle était l'heureuse privilégiée de la Sainte Vierge.

Employée d'abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle resta ensuite près de quarante ans dans la salle des vieillards, ajoutant à cet office celui de la basse-cour. Elle se plaisait dans ces humbles fonctions, et rien ne lui semblait préférable au bonheur d'être au service des pauvres de Jésus-Christ.

Sa piété était fervente, mais toute simple aussi ; elle ne laissait rien voir en elle qui pût la distinguer des autres. Une seule chose a été remarquée : l'importance qu'elle attachait à la fervente récitation du chapelet.

Depuis le début de l'année 1876, Sœur Catherine parlait souvent de sa mort, ajoutant que, sûrement, elle ne verrait pas l'année 1877. Pendant les derniers mois, elle fut obligée de garder le lit et de cesser cette vie si active qu'elle menait depuis tant d'années.

Le 31 décembre, elle eut, dans la journée, plusieurs faiblesses qui firent croire à sa fin prochaine. On lui proposa les dernières consolations de la religion, qu'elle accepta avec reconnaissance. Elle reçut les sacrements avec un bonheur et un calme qu'on ne saurait décrire ; puis, sur sa demande, on lui récita les litanies de l'Immaculée Conception. Elle répétait souvent cette invocation : "Terreur des démons, priez pour nous !" On l'entendit s'écrier avec un accent de profonde tendresse : "Ma chère Communauté, Ma chère Maison-Mère !"

A 4 heures du soir, une nouvelle faiblesse réunissait toutes les Sœurs de la maison autour de la mourante. Ce n'était pas encore, cependant, le dernier moment. A 7 heures, elle parut s'assoupir davantage et, sans la moindre agonie, son âme se détacha de son corps pour aller contempler au ciel Jésus et sa Mère Immaculée.

 

PRIÈRE

 

Ô mon Dieu, vous qui choisissez toujours les plus petits instruments pour accomplir vos grands desseins, donnez-nous la simplicité d'esprit et de cœur de votre sainte servante Catherine Labouré, cette simplicité qui attire vos regards, afin que nous soyons les heureux bénéficiaires de la parole que prononça Jésus votre Fils : "Je vous remercie, Père, d'avoir caché ces choses aux grands et aux puissants et de les avoir révélées aux tout-petits". Donnez-nous aussi de grandir de plus en plus dans la vertu d'humilité, comme Sainte Catherine Labouré, car vous résistez aux superbes et ne donnez vos grâces qu'aux humbles. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 


 


Le 16 mai  2015

Merveilleuse présentation du corps de Sainte Catherine Labouré

 

Le 3 janvier 1877, Sœur Catherine Labouré était ensevelie dans un caveau fort humide sous la chapelle de sa maison de la rue de Reuilly. Ses Supérieurs obtinrent facilement l'autorisation de garder ce précieux dépôt dans la maison même où elle avait passé toute sa vie religieuse.

En 1933, lorsque Pie XI décida la béatification prochaine de l'humble Sœur, il fallut procéder à l'exhumation de ses restes. Qu'allait-on en retrouver après tant d'années, et dans des conditions si peu favorables ?

L'exhumation eut lieu le 21 mars 1933. Au grand émerveillement des médecins, des prêtres, des sœurs qui y assistèrent, le corps fut retrouvé absolument intact. Les yeux mêmes gardaient leurs prunelles bleu azur, ces yeux qui avaient si souvent contemplé la Mère de Dieu ! La mort avait respecté jusqu'aux vêtements de ce corps virginal dont les mains jointes avaient reposé plus de deux heures sur les genoux de la Vierge Immaculée !

La reconnaissance du corps fut faite en présence de Son Éminence le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris. Il repose depuis dans la Chapelle des Apparitions, dans une châsse aux fines ciselures, dont les émaux bleus rappellent les phases des Apparitions et le monogramme de la Médaille Miraculeuse.

Le 27 juillet 1947, le pape Pie XII décernait à l'humble Sœur les honneurs de la canonisation.

 

PRIÈRE

 

Ô Vierge Immaculée, qui avez préservé de la corruption du tombeau Sainte Catherine Labouré, vous nous montrez ainsi votre puissance sur la mort. Qui donc a causé la mort dans le monde, sinon le péché ? Aidez-nous donc à nous délivrer surtout du péché qui entraînerait notre mort éternelle.

Et puis, ô bonne Mère, aidez-nous à surmonter les craintes naturelles de la mort ; ne cessez pas d'augmenter notre espérance jusqu'au jour bienheureux où nous irons vous voir, en corps et en âme, près de votre Fils, puisque nous croyons à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 



 

Le 17 mai  2015.
Les leçons que nous donne Sainte Catherine :
L'Esprit surnaturel.

 

Quand les hommes veulent mener à bien une entreprise importante, ils s'ingénient à réunir toutes les forces qui les rendront aptes à réussir : talents, alliance, argent, recommandations, protections. Mais ces forces elles-mêmes risquent de se rompre quand ceux qui les emploient ne tiennent pas compte d'une autre force qui ne doit jamais être laissée de côté : la foi au surnaturel.

Or, Dieu emploie des instruments très faibles pour l'accomplissement de ses desseins ; dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, les exemples abondent... Évidemment, la Vierge Marie ayant des communications importantes à faire à la terre, va adopter la méthode divine.

En 1830, elle choisit le sanctuaire le plus modeste, la messagère la plus effacée. Elle ne s'arrêtera pas à une cathédrale, elle n'apparaîtra ni à un théologien, ni à un prêtre, quoique la mission ait un caractère doctrinal ; elle choisira une toute petite novice, récemment arrivée de son village, qui sait à peine lire et écrire. Et cependant, la Sainte Vierge voudra s'en servir pour répandre ses grâces dans le monde ; Sœur Catherine accomplira sa mission en se taisant...

Il est certain que les événements de 1830 sont bien déconcertants pour quiconque en chercherait les secrets avec les seules lumières de la raison. Il y a un tel contraste entre l'obscurité des origines et les conséquences merveilleuses qui s'ensuivent ! Le bon sens et l'humilité de Sœur Catherine ne s'y sont pas trompés : "Moi, favorisée ? dira-t-elle, je n'ai été que l'instrument. Ce n'est pas pour moi que la Sainte Vierge m'a choisie. Tout ce que je sais, c'est dans la Communauté que je l'ai appris. J'ai été choisie pour qu'on ne puisse pas douter."

Si Dieu veut des intermédiaires, il les veut privés de moyens humains. Mais il les veut vertueux aussi : il faut que leur vertu dépasse une vertu ordinaire : "Dieu veut son spectacle, dit Bossuet, et ce spectacle, c'est la pureté du corps et l'humilité de l'esprit." "Marie a plu à Dieu par sa pureté, nous dit Saint Bernard, et elle est devenue mère par son humilité." C'est aussi en cela que Catherine Labouré a été agréable à Dieu et à la Vierge Immaculée.

 

PRIÈRE

 

Seigneur, ce ne sont pas les talents naturels des hommes qui attirent ton regard divin. Pour faire tes œuvres, il faut des instruments souples et dociles, abandonnés à ta sainte volonté. C'est la leçon que nous donne sainte Catherine Labouré. Donne-nous cet esprit filial qui te permettra de te servir de nos faibles moyens pour faire du bien aux âmes qui nous entourent. Sainte Catherine Labouré, aidez-nous à obtenir cette grâce. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 



 

Le 18 mai   2015

Les leçons que nous donne Sainte Catherine : La pureté et l'humilité.

 

La Vierge Marie exige de sa Messagère les vertus que Dieu a voulu trouver en elle pour y accomplir son œuvre : pureté et humilité à un degré peu ordinaire. Une âme pure a quelque chose de la beauté divine. Dieu la regarde avec amour, car elle reflète en quelque sorte la splendeur du ciel.

Dès sa première Communion, premier contact avec Dieu, Sœur Catherine comprend le prix de sa pureté. Des partis se présentent; elle les refuse tous : elle est fiancée à Jésus. On essayera de tout, on la fera venir à Paris pour la tourner vers d'autres horizons; tout est inutile ; bien plus, cette épreuve affermit sa vertu et elle en sort plus décidée que jamais à se confier sans retard à son divin maître.

Plus tard, bien plus tard, lorsqu'elle sert les pauvres à l'hospice d'Enghien, ses vieillards "ne sont pas toujours sages", selon son expression, mais devant elle ils ne se permettent pas la plus légère infraction et montrent, au contraire, une extrême réserve.

La pureté est un trésor précieux que-nous gardons dans un vase fragile. Sœur Catherine le savait ; aussi s'entourait-elle de modestie, de vigilance, de mortification. Elle a réalisé le mot de saint Vincent à ses filles : "Soyez comme le rayon de soleil qui éclaire le cloaque sans rien perdre de son éclat." Elle a toujours gardé l'éclat de la pureté.

Si la pureté est l'ornement du cœur, l'humilité est l'ornement de l'esprit ; rien ne le souille comme l'orgueil ; la pureté plaît à Dieu, l'humilité l'attire. Marie a plu à Dieu par son humilité et c'est pourquoi elle est devenue sa Mère. Dans l'ordre surnaturel, la première vertu de la volonté est l'humilité. Notre-Seigneur rejette la prière orgueilleuse du Pharisien. Il dit à sainte Catherine de Sienne : "Ma fille, je suis Tout et toi, tu n'es rien." La Vierge Marie avait dû, depuis longtemps, apprendre cette leçon à Catherine Labouré, son enfant prédestinée, afin qu'elle devînt bien humble pour ne pas entraver dans son âme l'action de la grâce.

Elle avait un sens extraordinaire de l'humilité, celui qui consiste à mettre Dieu à sa place, et nous à la nôtre. Elle disparaît pour laisser paraître sa Mère et, par elle, le Seigneur Jésus. Sa dernière Supérieure ne lui ménagea pas les humiliations; elle les acceptait avec respect et soumission. Une telle attitude suppose un degré héroïque dans l'humilité.

 

PRIÈRE

 

Sainte Marie, mère de Dieu, gardez-moi un cœur d'enfant pur et transparent comme une source ; obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion ; un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bien et ne tienne rancune d'aucun mal. Faites-moi un codeur doux et humble, aimant sans demander de retour, un cœur grand et indomptable qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse ; un cœur touché de l’amour de Jésus-Christ et tourmenté de sa gloire ! Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 19 mai   2015
Les leçons que nous donne Sainte Catherine : La vie cachée.

 

Sœur Catherine a toujours mené la vie cachée, elle a exercé les emplois les plus communs. En effet, elle doit disparaître. Comme une de ses compagnes disait un jour : "Il est probable que la Sœur qui a vu la Sainte Vierge est aujourd'hui supérieure", la servante de Dieu répondit : "Non, non, il faut qu'elle mène la vie cachée."

Pendant quarante-six ans, elle eut la passion de se cacher, comme d'autres ont la passion de parler. Elle trouve naturel d'être ignorée et mise de côté. Or, la vertu qui s'ignore est le comble de la véritable vertu.

N'imaginons pas la Voyante de la rue du Bac comme une Catherine de Sienne, en communication habituelle avec Notre-Seigneur. Son Thabor fut d'un moment, sa fidélité au devoir d'état de tous les jours.

Tous les matins, elle recevait sa tâche. Le champ d'action d'une Fille de la Charité est très circonscrit ; elle est clôturée dans son devoir d'état. Lumière des plus modestes, à la flamme pure, chaude, sans éclat, sans sursaut, Sœur Catherine se consumera jour et nuit, pendant quarante années, dans sa maison de Reuilly, comme en une chapelle close et recueillie.

 

PRIÈRE

Ô mon Dieu, tu as voulu que ton Fils unique vécût trente ans de vie cachée sur les trente-trois années que dura sa vie terrestre ; tu as voulu aussi que la Très Sainte Vierge Marie menât une vie obscure, uniforme, sans aucune action d'éclat. C'est assez nous montrer quel prix tu attaches aux actions humbles, connues de toi seul et accomplies pour ton seul amour.

Fais qu'à l'exemple de votre Servante, Catherine Labouré, nous sachions trouver notre joie à remplir parfaitement notre devoir d'état, expression certaine de ta volonté divine, à nous contenter souvent de tâches humbles et monotones avec lesquelles nous pouvons si facilement nous remplir de ton bonheur éternel. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 20 mai   2015.

Les leçons que nous donne Sainte Catherine  : La vie de silence.  

 

Sœur Catherine Labouré, sauf à son confesseur et dans deux rapports écrits par obéissance, en 1856 et 1876, n'a jamais laissé entendre qu'elle fût la privilégiée d'un secret. Autour d'elle on parlait de la Médaille. Ni alors, ni après, Sœur Catherine ne révéla que ce fut elle, la novice de 1830. Mêlée à ses compagnes, du ton le plus naturel, à l'occasion elle disait son mot. Mais cette Sœur mystérieuse dont tous, au-dehors comme au-dedans, eussent voulu savoir le nom, on ne le révéla jamais de son vivant.

Ses lèvres restèrent hermétiquement closes sur l'instrument de la Vierge. Qu'importe un nom, devait-elle penser comme Jean-Baptiste qui ne se proclamait qu'une "voix" ? Ce sont là les grandes profondeurs de l'humilité et du silence de l'âme. Or, Catherine Labouré, sans jamais en sortir, les vécut quarante-six ans. Et c'est là ce qui fait sa grandeur et sa sainteté.

Quarante-six ans d'effacement dans un hospice de vieillards alors que partout l'on cherche votre nom, ô humble Sœur ! Quarante-six ans de silence sur soi, sur des grâces ineffables ! Quarante-six ans pendant lesquels, repliée sur le don divin, elle laissa aller le vain bruit des recherches curieuses ! Cela sans jamais se trahir, pour être mieux à Dieu, à la charité, à son perfectionnement, voilà l'extraordinaire mérite de Catherine Labouré, l'héroïsme qui l'a conduite à être reconnue sainte.

Leçon profonde pour nos orgueils et nos glorioles, même dans notre piété, notre apostolat, notre dévouement qui cherchent si souvent les louanges humaines ! Leçon des grands et vivifiants silences : des silences extérieurs autant qu'ils sont possibles, des intérieurs qui attirent Dieu en nous.

 

PRIÈRE

 

O Sainte Catherine Labouré, votre amour du silence est une grande leçon pour nos vies superficielles et enfiévrées. Apprenez-nous à rentrer souvent en nous-mêmes pour y trouver Dieu, pour le consulter, pour vivre en sa présence et par là même éviter le péché et accomplir sa divine volonté.

Les âmes trop dispersées ne peuvent être des âmes intérieures. Que nous sachions à votre exemple, et à celui de la Sainte Vierge, vivre davantage au-dedans de nous-mêmes et aimer ce silence qui fait rencontrer Dieu. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !
                                                          

                                                                                 








                                                                                                                                                                   (A suivre)

 



 


Le père David Macaire, nouvel archevêque...  07/03/2015

         Le père David Macaire, nouvel archevêque de Fort-de-France

 

(RV) Un nouvel évêque en Martinique, la nouvelle était attendue depuis longtemps. Le Pape François a accepté la démission présentée par l’archevêque de Fort-de-France, Mgr Michel Méranville qui a atteint, depuis quatre ans, la limite d’âge de 75 ans. Il a nommé pour le remplacer le père David Macaire, actuellement Prieur du Couvent des Dominicains de La Sainte-Baume à Toulon.

 

 

Agé de 46 ans, le père Macaire est né en métropole de parents martiniquais. Il a passé son enfance et sa jeunesse en Martinique. Entré dans la province dominicaine de Toulouse, il a commencé son noviciat à Marseille à l’âge de 25 ans. Présenté comme un orateur de talent, il s’est illustré à travers de nombreux apostolats. Il a été entre autres Conseiller spirituel des Equipes Notre Dame et a fondé une web-radio de première évangélisation catholique. L’année dernière, il avait prêché lors du pèlerinage du Rosaire à Lourdes. Il a écrit un pense-bête de la foi sur l’infaillibilité du Pape. Il devient le 12° évêque de l’Histoire de l’Eglise catholique martiniquaise.

 

 

Il y a un peu plus d’un an, l’archidiocèse de Fort-de-France avait traversé une crise. Quatre prêtres avaient écrit à Rome pour signaler des points problématiques entourant la personne du vicaire général pressenti pour succéder à Mgr Michel de Méranville. La publication de ce courrier confidentiel avait provoqué un scandale. Les sanctions infligées par l’évêque à ces quatre prêtres avaient suscité une vague d’indignation parmi les catholiques de l’ile. 700 personnes avaient participé à une marche silencieuse pour exprimer leur colère. Au mois de septembre, l’archevêque de Fort-de-France a procédé à un vaste remaniement. Le vicaire général a été remplacé et nommé curé d’une paroisse à Paris. Les martiniquais attendaient une nomination susceptible d’assainir le climat dans leur Église. 

 

2015-03-07 Radio Vatican


                                                           

 

 

 


La curie romaine et le Corps du Christ
.  24/02/2015

La curie romaine et le Corps du Christ
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                                        Quinze tentations, diagnostic et remèdes

                                                       "La curie romaine et le Corps du Christ" (texte intégral)




 

Rome, 22 décembre 2014 

Le discours du pape François à la curie romaine aura certainement un effet revigorant pour la foi des baptisés: on ne saurait en effet y lire un examen de conscience à l'usage exclusif de ses plus proches collaborateurs. Son exigence traduit certes l'importance du service de la curie pour le ministère de Pierre et pour l'Eglise universelle. Mais pas seulement. Le pape offre ici comme un Compendium du discernement quotidien proposé dans ses homélies du matin à Sainte-Marthe.     

 

 

Le pape a reçu les membres de la curie romaine ce lundi matin, 22 décembre, à 10h30 en la salle Clémentine du Vatican à l'occasion de l'échange traditionnel des voeux de Noël. Après l'hommage lu, au nom des cardinaux, par le doyen du Collège cardinalice, le cardinal Angelo Sodano, le pape François a prononcé un discours où il a diagnostiqué ces quinze tentations - "maladies" - à surmonter par une forte spiritualité. 

L'examen de conscience part de l'affirmation du don de Dieu célébré à Noël qui est "la manifestation de l'amour de Dieu qui ne se limite pas à nous donner quelque chose ou à nous envoyer un message ou des messagers, mais nous fait le don de lui-même. Le mystère de Dieu qui prend sur lui notre condition humaine et nos péchés pour nous révéler Sa Vie divine, Sa grâce immense et Son pardon gratuit."

Chemin faisant, le pape brosse le portrait robot de l'apôtre appelé à être une personne "courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse, qui communique la joie où qu'il se trouve".

Ce discours annuel à la curie est toujours très attendu, comme celui au Corps diplomatique en janvier: on en attend notamment un état des lieux de l'Eglise universelle et pas seulement de la curie. Un des plus fameux est celui du pape Benoît XVI sur l'interprétation du concile Vatican II, le 22 décembre 2005.

Le discours de cette année montre que la réforme introduite par le pape François dans les structures curiales pour les rendre plus efficaces au service du Peuple de Dieu, est aussi avant tout une réforme spirituelle, centrée sur le Christ dans l'Esprit Saint, à la gloire du Père.

A.B.

Discours du  pape François

La curie romaine et le Corps du Christ

“Tu es au-dessus des chérubins, toi qui a changé la misérable condition du monde quand tu t'es fait comme nous” (saint Athanase). 

Chers frères,

Au terme de l'Avent, nous nous rencontrons pour les salutations traditionnelles. Dans quelques jours, nous aurons la joie de célébrer la Nativité du Seigneur, l'événement de Dieu qui se fait homme pour sauver les hommes: la manifestation de l'amour de Dieu qui ne se limite pas à nous donner quelque chose ou à nous envoyer un message ou des messagers, mais qui nous fait le don de lui-même. Le mystère de Dieu qui prend sur lui notre condition humaine et nos péchés pour nous révéler Sa vie divine, Sa grâce immense et Son pardon gratuit. 

C'est le rendez-vous avec Dieu qui naît de la pauvreté de le grotte de Bethléem, pour nous enseigner la puissance de l'humilité. En effet, la Nativité est aussi une fête de la lumière qui n'est pas accueillie par les "gens élus" mais par "les gens pauvres et simples" qui attendaient le salut du Seigneur. 

Avant tout, je voudrais vous souhaiter à tous - collaborateurs, frères et soeurs, représentants pontificaux dispersés dans le monde -, et à tous ceux qui vous sont chers un Saint Noël et une heureuse Année nouvelle.Je désire surtout vous remercier de votre engagement quotidien au service du Saint-Siège, de l'Eglise catholique, des Eglises particulières et du Successeur de Pierre. 

Etant donné que nous sommes des "personnes" et pas des "numéros", ou seulement des "dénominations", je mentionne de façon particulière ceux qui ont terminé leur service cette année, pour limite d'âge ou parce qu'ils assument d'autres rôles ou parce qu'ils ont été rappelés à la Maison du Père.  Ma pensée et ma gratitude s'adressent aussi à eux tous et à leurs familles.

Je désire, avec vous, exprimer mes vifs et sincères remerciements au Seigneur pour l'année qui s'en va, pour les événements vécus et pour tout le bien qu'Il a voulu accomplir, généreusement, par le service du Saint-Siège, en Lui demandant humblement pardon pour les manquements commis "en pensée, en parole, par action et par omission".

C'est en partant justement de cette demande de pardon que je voudrais que cette rencontre et les réflexions que je partagerai avec vous deviennent pour nous tous un soutien et un stimulant pour un vrai examen de conscience pour préparer votre coeur à Noël.

En pensant à notre rencontre, il m'est venu à l'esprit l'image de l'Eglise comme "le Corps mystique de Jésus-Christ". C'est une expression qui, comme le pape Pie XII l'a expliqué, "jaillit et quasi germe de ce qui vient souvent exposé dans l'Ecriture Sainte et chez les Saints Pères" 1. A ce propos, saint Paul a écrit: "Le Corps, tout en étant un, a beaucoup de membres et tous le membres sont un seul corps, et il en est ainsi aussi dans le Christ" (1 Co 12, 12)2.

Dans ce sens, le Concile Vatican II rappelle que "dans l’édification du Corps du Christ règne également une diversité de membres et de fonctions. Unique est l’Esprit qui distribue des dons variés pour le bien de l’Église à la mesure de ses richesses et des exigences des services (cf. 1 Co 12, 11)"3. C'est pourquoi "le Christ et l'Eglise forment donc le "Christ total" [«Christus totus»]. L'Eglise fait un avec le Christ” 4.

C'est beau de penser à la curie romaine comme à un petit modèle de l'Eglise, c'est-à-dire comme un "corps" qui cherche sérieusement et quotidiennement à être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et plus uni en lui-même et avec le Christ.

En réalité, la curie romaine est un corps complexe, composé de tant de dicastères, conseils, bureaux, tribunaux, commissions et de nombreux éléments qui n'ont pas tous la même tâche mais sont coordonnés pour un fonctionnement efficace, édifiant, discipliné et exemplaire, en dépit des différences culturelles, linguistiques et nationales de ses membres5.

Mais la curie étant un corps dynamique, elle ne peut pas vivre sans nourriture et sans soins. De fait, la curie - comme l'Eglise - ne peut pas vivre sans avoir un rapport vital, personnel authentique et solide, avec le Christ6. 

Un membre de la curie qui ne se nourrit pas de cette nourriture deviendra un bureaucrate (formaliste, fonctionnaire, employé): un sarment qui se dessèche, meurt peu à peu et est rejeté. La prière quotidienne, la participation assidue aux sacrements, en particulier l'eucharistie et la réconciliation, le contact quotidien avec la Parole de Dieu, et la spiritualité traduite en charité vécue, sont la nourriture vitale pour chacun de nous. Il faut que ce soit clair pour nous tous: sans Lui, nous ne pouvons rien faire (Cf. Jn 15, 8).

Par conséquent, le rapport vivant avec Dieu nourrit et fortifie aussi la communion avec les autres, c'est-à-dire que plus nous sommes intiment unis à Dieu, plus nous sommes unis entre nous, parce que l'Esprit de Dieu unit et l'esprit du malin divise.

La curie est appelée à s'améliorer, à toujours s'améliorer et à grandir en communion, sainteté et sagesse pour réaliser pleinement sa mission7. 

Pourtant, comme tout corps humain, elle est exposée aussi aux maladies, aux dysfonctionnements, aux infirmités. Et ici, je voudrais mentionner certaines de ces maladies éventuelles, maladies curiales. Ce sont des maladies plus habituelles dans notre vie de curie. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service du Seigneur.

Je crois que ce catalogue des "maladies" dont nous parlons aujourd'hui nous aidera - sur le chemin des pères du désert, qui faisaient ces catalogues - : il nous aidera à nous préparer au Sacrement de la réconciliation, qui sera un beau pas en avant pour nous tous, pour nous préparer à Noël. 

1. La maladie de se sentir "immortel", "avec l'immunité" ou même "indispensable",en négligeant les contrôles habituels nécessaires. Une curie qui n'est pas autocritique qui ne se met pas à jour, qui ne cherche pas à s'améliorer est un corps malade. Une visite ordinaire aux cimetières pourrait nous aider à voir les noms de tant de personnes dont certains pensaient peut-être être immortels, ayant une immunité, et indispensables! C'est la maladie du riche stupide de l'Evangile qui pensait vivre éternellement (cf. Lc 12, 13-21) et aussi de ceux qui se transforment en maîtres et qui se sentent supérieur à tous, et non au service de tous. Elle découle souvent de la pathologie du pouvoir, du "complexe des élus", du narcissisme qui regarde passionnément sa propre image et ne voit pas l'image de Dieu imprimée sur le visage des autres, spécialement des plus faibles et des nécessiteux8. L’antidote à cette épidémie est la grâce de se sentir pécheurs et de dire de tout son coeur: "Nous sommes des serviteurs inutiles. Nous avons fait ce que nous devions faire" (Lc 17, 10).

2. Il y en a une autre: la maladie de du "marthalisme" (de sainte Marthe) de l'excès d'activité, c'est-à-dire de ceux qui se plongent sans le travail, en négligeant inévitablement, la "meilleure part" : s'asseoir aux pieds de Jésus (cf. Lc 10, 38-42). C'est pour cela que Jésus a appelé ses disciples à "se reposer un peu" (cf. Mc 6, 31), parce que négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps du repos est nécessaire à qui a accompli sa mission: c'est un devoir qui doit être vécu sérieusement, en passant un peu de temps avec sa famille, et en respectant les vacances comme des moments de recharge spirituelle et physique. Il faut apprendre ce que Qohélet enseigne: "Il y a un temps pour toute chose" (3, 1-15).

3. Il y a aussi la maladie de la "pétrification" mentale et spirituelle, de ceux qui ont un coeur de pierre ou une "nuque raide"(Ac 7, 51-60); de ceux qui, en chemin, perdent leur sérénité intérieure, leur vivacité, et leur audace et se cachent derrière les papiers, devenant des "machines à formulaires", et non des "hommes de Dieu" (cf. He 3, 12). C'est dangereux de perdre la sensibilité humaine nécessaire pour pouvoir pleurer avec ceux qui pleurent et nous réjouir avec ceux qui sont dans la joie! C'est la maladie de ceux qui perdent "les sentiments de Jésus" (cf. Ph 2, 5-11) parce que leur coeur, au fil du temps, se durcit, et devient incapable d'aimer de façon inconditionnelle leur Père et leur prochain (cf. Mt 22, 34-40). Etre chrétiens signifie en effet "avoir les sentiments mêmes du Christ Jésus, sentiments d'humilité et de don de soi, de détachement, et de générosité".

4. La maladie de l'excès de planification et de fonctionnarisme : quand l'apôtre planifie trop minutieusement et croit que grâce à une planification parfaite les choses avancent effectivement, devenant ainsi un comptable. C'est nécessaire de bien tout préparer mais sans jamais tomber dans la tentation de vouloir s'enfermer et piloter la liberté de l'Esprit Saint qui reste toujours plus grande, plus généreuse, que toute planification humaine (cf. Jn 3,8). On tombe dans cette maladie parce "qu'il est plus facile et plus commode de se reposer sur nos positions statiques et immuables. En réalité, l'Eglise se montre fidèle à l'Esprit Saint quand elle ne prétend pas le régler ou l'apprivoiser… Apprivoiser l'Esprit Saint… Il est fraîcheur, fantaisie, nouveauté"9.

5. La maladie de la mauvaise coordination :lorsque les membres perdent la communion entre eux et que le corps perd son fonctionnement harmonieux et sa tempérance en devenant un orchestre qui produit seulement du bruit parce que ses membres ne collaborent pas et ne vivent pas l'esprit de communion et d'équipe. Lorsque le pied dit au bras: "je n'ai pas besoin de toi" ou la main à la tête: "c'est moi qui commande", provoquant ainsi malaise et scandale.

6. Il y a aussi la maladie de l’Alzheimer spirituel,c'est-à-dire l'oubli de "l'histoire du salut", de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du "premier amour" (Ap 2, 4). Il s'agit d'un déclin progressif des facultés spirituelles qui, dans un laps de temps plus ou moins long, causent un grave handicap à la personne en la faisant devenir incapable d'une activité autonome, du fait d'un état de dépendance absolue de ses vues souvent imaginaires. Nous le voyons dans ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur, dans ceux qui ne font pas le sens "deutéronomique" de la vie; dans ceux qui sont totalement dépendants de leur "présent", de leurs passions, caprices et manies; dans ceux qui construisent autour d'eux des murs et des habitudes et deviennent toujours plus esclaves des idoles qu'ils ont sculptées de leurs propres mains.

7. La maladie de la rivalité et de la vaine gloire11: quand l'apparence, les couleurs des vêtements, les signes honorifiques, deviennent le premier objectif de la vie, et que l'on oublie les paroles de saint Paul: "ne faites rien par rivalité ou vaine gloire, mais que chacun de vous, en toute humilité, considère les autres supérieurs à soi. Ne cherchez pas votre propre intérêt mais celui des autres" (Ph 2, 1-4). C'est la maladie qui nous pousse à être des hommes et des femmes faux et à vivre un "faux mysticisme", un faux "quiétisme". Paul lui-même les définit comme des "ennemis de la croix du Christ" parce qu'ils "se vantent de ce dont ils devraient avoir honte et ne pensent qu'aux choses de la terre" (Ph 3, 19).

8. La maladie de la schizophrénie existentielle: c'est la maladie de ceux qui vivent une vie double, fruit de l'hypocrisie typique du médiocre et du vide spirituel progressif que des titres académiques ne peuvent combler. Une maladie qui frappe souvent ceux qui, abandonnant le service pastoral, se limitent à des affaires bureaucratiques et perdent ainsi le contact avec la réalité, avec les personnes concrètes. Ils créent ainsi un monde parallèle, à eux, où ils laissent de côté ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue. La conversion est très urgente et indispensable pour cette maladie très grave (cf. Lc 15,11-32).

9. La maladie des bavardages, des murmures, et des commérages:j'ai déjà parlé de cette maladie grave qui commence simplement, peut-être seulement pour échanger quelques mots, et elle s'empare de la personne en la faisant devenir "semeur de zizanie" (comme satan), et dans beaucoup de cas "homicide de sang froid" de la réputation de ses collègues et de ses confrères. C'est la maladie des personnes lâches qui n'ont pas le courage de parler directement et parlent dans le dos. Saint Paul avertit: "faites tout sans murmurer et sans hésiter, pour être purs et sans reproche" (Ph 2, 14-18). Frères, gardons-nous du terrorisme des bavardages!

10. La maladie de diviniser les chefs :c'est la maladie de ceux qui font la cour à leurs supérieurs, en espérant obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l'opportunisme, ils honorent les personnes et non Dieu (cf. Mt 23, 8-12). Ce sont des personnes qui vivent le service en pensant uniquement à ce qu'ils doivent obtenir, et non à ce qu'ils doivent donner. Des personnes mesquines, malheureuses, et inspirées seulement par leur égoïsme fatal (cf. Ga 5,16-25). Cette maladie pourrait frapper aussi les supérieurs quand ils font la cour à certains de leurs collaborateurs pour obtenir leur soumission, leur loyauté, leur dépendance psychologique, mais le résultat final est vraiment qu'ils sont complices.

11. La maladie de l’indifférence envers les autres:quand chacun ne pense qu'à soi et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Quand le plus expert ne met pas sa connaissance au service des collègues moins experts. Quand on vient à apprendre quelque chose et qu'on la garde pour soi au lieu de la partager positivement avec les autres. Quand, par jalousie ou par malice, on éprouve de la joie à voir l'autre tomber au lieu de le relever et de l'encourager.

12. La maladie du visage funèbre : celle des personnes revêches et sombres, qui estiment que pour être sérieux il faut revêtir son visage de tristesse, de sévérité, et traiter les autres - surtout ceux que l'on considère comme inférieurs - avec rigidité, dureté et arrogance. En réalité la sévérité théâtrale et le pessimisme stérile12 sont souvent des symptômes de peur et de manque de confiance en soi. L'apôtre doit s'efforcer d'être une personne courtoise, sereine, enthousiaste et joyeuse qui communique la joie où qu'il se trouve. Un coeur heureux qui rayonne et contamine par sa joie tous ceux qui l'entourent, on le voit tout de suite! Ne perdons donc pas cet esprit joyeux, plein de sens de l'humour, et même d'auto-dérision, qui font de nous des personnes aimables même dans des situations difficiles13. Comme une bonne dose d'humour sain nous fera du bien! Dire souvent la prière de saint Thomas More14 nous fera du bien: je la prie tous les jours, cela me fait du bien.

13. La maladie d'accumuler:quand l'apôtre cherche à combler un vide existentiel de son coeur en accumulant les biens matériels, non par nécessité, mais pour se sentir en sécurité. En réalité, nous ne pourrons emporter avec nous rien de matériel parce que "le linceul n'a pas de poches" et tous nos trésors terrestres - même si ce sont des cadeaux - ne pourront jamais combler ce vide, au contraire, ils le rendront encore plus exigeant, et plus profond. A ces personnes, le Seigneur redit: "Tu dis: je suis riche, je me suis enrichi, je n'ai besoin de rien. Mais tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu… Aie donc du zèle, et repens-toi" (Ap 3, 17-19). L'accumulation ne fait qu'alourdir et ralentir inexorablement la route. Je pense à une anecdote. Autrefois, les jésuites espagnols décrivaient la Compagnie de Jésus comme la "cavalerie légère de l'Eglise". Je me souviens du déménagement d'un jeune jésuite: il était en train de charger dans un camion tout ce qu'il avait - bagages, livres, objets, cadeaux -, quand il a entendu un vieux jésuite qui l'observait lui dire : "ce serait cela la "cavalerie légère de l'Eglise" ?" Nos déménagements sont un signe de cette maladie.

14. La maladie des cercles fermés :quand l'appartenance à un petit groupe devient plus forte que celle du Corps et, dans certaines situations, que du Christ même. Cette maladie aussi commence par des bonnes intentions, mais au fil du temps, elle rend ses membres esclaves, devient un "cancer" qui menace l'harmonie du Corps et cause tellement de mal - des scandales - spécialement aux plus petits de nos frères. L'autodestruction ou le "feu ami" des camarades est le danger le plus sournois15. C'est un mal qui frappe de l'intérieur 16 et, comme le dit le Christ, “tout royaume divisé contre lui-même va à la ruine” (Lc 11,17).

15. Et la dernière, la maladie du profit mondain, des "exhibitionnistes"17: quand l'apôtre transforme son service en pouvoir, et son pouvoir en marchandise, pour obtenir des profits mondains, ou plus de pouvoir. C'est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier les pouvoirs et dans ce but, ils sont capables de calomnier, de diffamer, de discréditer les autres, jusque sur les journaux ou les magazines. Naturellement, pour s'exhiber et montrer qu'ils sont plus capables que les autres.  Cette maladie-là aussi fait beaucoup de mal au corps parce qu'il conduit les personnes à justifier leur usage de tous les moyens pour atteindre ce but, souvent au nom de la justice et de la transparence! Il me vient à l'esprit le souvenir d'un prêtre qui appelait les journalistes pour leur raconter (et inventer) des choses privées personnelles et réservées sur ses confrères et ses paroissiens. Pour lui, la seule chose qui comptait, c'était de se voir à la une des journaux, parce qu'ainsi il se sentait "puissant et irrésistible". Il faisait tellement de mal aux autres et à l'Eglise. Le pauvre.

Frères, ces maladies et ces tentations sont naturellement un danger pour tout chrétien et pour toute curie, communauté, congrégation, paroisse, mouvement ecclésial, etc… Et elles peuvent frapper au niveau individuel ou communautaire.

Il faut être clair: seul l'Esprit Saint - l'âme du Corps mystique du Christ, comme l'affirme le Credo de Nicée-Constantinople: "Je crois en l'Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie" - guérit toute maladie. C'est l'Esprit Saint qui soutient tout effort sincère de purification et de bonne volonté de se convertir. C'est lui qui nous fait comprendre que tout membre participe à la sanctification du Corps et à son affaiblissement. C'est lui le promoteur de l'harmonie18: “ipse harmonia est”, dit saint Basile. Saint Augustin nous dit: "Tant qu'une partie adhère au Corps, sa guérison n'est pas désespérée. En revanche, ce qui a été taillé ne peut être ni soigné ni guéri"19. La guérison est aussi le fruit de la conscience de la maladie et de la décision personnelle et communautaire de se soigner en supportant le traitement avec patience et persévérance 20.

Nous sommes donc appelés - en ce temps de Noël et pour tout le temps de notre service et de notre existence - à vivre "dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ. Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour" (Ep 4, 15-16).

Chers frères!

J'ai lu un jour que "les prêtres sont comme les avions: ils sont dans les journaux quand ils tombent, mais ils y en a tant qui volent; beaucoup critiquent et peu prient pour eux". C'est une phrase très sympathique mais aussi très vraie, parce qu'elle souligne l'importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et combien de mal peut causer à tout le corps de l'Eglise un seul prêtre qui "tombe".

Donc, pour ne pas tomber, en ces jours où nous nous préparons à la Confession, demandons à la Vierge Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Eglise, de guérir les blessures du péché que chacun de nous porte dans son coeur, et de soutenir l'Eglise et la curie pour qu'elles soient guéries et guérisseuses; saintes et sanctificatrices; à la gloire de son Fils et pour notre salut et celui du monde entier. Demandons-lui de nous faire aimer l'Eglise comme le Christ, son Fils et notre Seigneur, l'a aimée, et d'avoir le courage de nous reconnaître pécheurs et ayant besoin de sa Miséricorde et de ne pas avoir peur d'abandonner notre main à ses mains maternelles.

Tous mes voeux d'un saint Noël à vous tous, à vos familles, et à vos collaborateurs, et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi. Merci de tout coeur.

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

***

NOTES

1 Il affirme que l'Eglise, étant le Corps mystique du Christ, “exige encore une multiplicité de membres, qui soient reliés entre eux de manière à se venir mutuellement en aide. Que si, dans notre organisme mortel, lorsqu'un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui, les membres sains prêtant leur secours aux malades, de même dans l'Eglise, chaque membre ne vit pas uniquement pour lui, mais il assiste aussi les autres, et tous s'aident réciproquement, pour leur mutuelle consolation aussi bien que pour un meilleur développement de tout le corps. De plus, le corps dans la nature n'est pas formé d'un assemblage quelconque de membres, mais il doit être muni d'organes, c'est-à-dire de membres qui n'aient pas la même activité et qui soient disposés dans un ordre convenable. L'Eglise, de même, doit son titre de corps surtout à cette raison qu'elle est formée de parties bien organisées, normalement unies entre elles, et pourvue de membres différents et accordés entre eux." Cf. «Mystici Corporis Christi, quod est Ecclesia»: AAS 35 (1943) 193-248.

 

2 Cf. Lettre aux Romains 12, 5: “de même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres".

3 Lumen Gentium, 7.

4 Il faut rappeler que “la comparaison de l’Église avec le corps jette une lumière sur le lien intime entre l’Église et le Christ. Elle n’est pas seulement rassemblée autour de lui; elle est unifiée en lui, dans son Corps. Trois aspects de l’Église–Corps du Christ sont plus spécifiquement à relever: l’unité de tous les membres entre eux par leur union au Christ; le Christ Tête du Corps; l’Église, Épouse du Christ”. Cf. Catéchisme de l'Eglise catholique, nn. 789 et 795.

5 Cf. Evangelii Gaudium, 130-131.
6 Plusieurs fois, Jésus a parlé de l'unité que les fidèles doivent avoir avec Lui: “De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments” (Jn 15, 4-5).
7 Cf. Pastor Bounus Art. 1 et CIC can. 36

8 Cf. Evangelii Gaudium, 197-201.

9 Benoît XVI, Audience générale, 1er juin 2005.

10 Pape François, Homélie de la messe en Turquie,  30 novembre 2014.

11 Cf. Evangelii Gaudium, 95-96.

12 Ibid, 84-86.

13 Ibid, 2.

14 Seigneur, donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux, Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle «moi». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et que j'en fasse profiter les autres. Amen.

15 Evangelii Gaudium, 88.

16 Le bienheureux Paul VI affirmait, à propos de la situation de l'Eglise, qu'il avait la sensation que "par quelque fissure était entrée la fumée de satan dans le temple de Dieu", Homélie, Solennité des apôtres Pierre et Paul, jeudi 29 juin 1972. Cf. Evangelii Gaudium, 98-101.

17 Cf. Evangelii Gaudium: Non à la mondanité spirituelle, nn. 93-97.

18 “L’Esprit Saint est l’âme de l’Église. Il donne la vie, il suscite les différents charismes qui enrichissent le peuple de Dieu et surtout, il crée l’unité entre les croyants : de beaucoup il fait un seul corps, le corps du Christ. (…) L’Esprit Saint fait l’unité de l’Église : unité dans la foi, unité dans la charité, unité dans la cohésion intérieure”, Pape François, Homélie de la messe en Turquie, 30 novembre 2014.
19 August. Serm., CXXXVII, 1; Migne, P. L., XXXVIII, 754.
20 Cf. Evangelii Gaudium, Pastorale en conversion, nn. 25-33.

 

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

 
 


« On ne connaît Dieu que par l’amour  15/01/2015

«  On ne connaît Dieu que par l’amour

 

Homélie du matin, 8 janvier 2015



ROME, 8 janvier 2015 - 

 

On connaît Dieu seulement par la voie de l'amour : « Celui qui aime connaît Dieu ; celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu », affirme le pape François ce 8 janvier 2015.



Après la pause du temps de Noël, le pape a en effet repris ses homélies durant la messe qu'il a célébrée à Sainte-Marthe, ce matin.

 

Il a commenté la première lecture (1 Jn 4,19-5,4) où saint Jean indique « comment connaître Dieu » : « l'intellect, la raison, sont insuffisants » car « Dieu est amour », a-t-il souligné. « C'est seulement par la voie de l'amour que l'on peut connaître Dieu. »

Il résume ainsi : « Celui qui aime connaît Dieu ; celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour ». Dieu est amour, certes, mais « pas amour de feuilleton mélo » : l'Amour de Dieu est « solide, fort ; amour éternel, amour qui se manifeste dans son Fils, qui est venu pour sauver [l'homme]. Amour concret ; amour d'action et non de paroles ».

Pour connaître Dieu, « il faut toute une vie ; un chemin, un chemin d'amour, de connaissance, d'amour pour le prochain, d'amour pour ceux qui nous haïssent, d'amour pour tous ».

 

Il s'agit d'aimer celui qui est à côté de soi : « celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère ». C'est « la doctrine des deux Commandements d'aimer Dieu et d'aimer le prochain », a expliqué le pape : « pour arriver au premier il fait monter par les marches du second ; c'est à travers l’amour du prochain que l'on arrive à connaître Dieu, qui est amour. »

Pour monter ces escaliers de l'amour, le pape recommande de suivre l'exemple de Jésus afin d'« arriver – marche par marche – à l’amour de Dieu, à la connaissance de Dieu qui est amour ».

L'amour de Dieu « précède » toujours celui de l'homme, il aime « le premier » : celui qui « s'approche de Dieu à travers les œuvres de charité, la prière, la Communion, la Parole de Dieu », trouve « que Dieu est là, en premier, qui attend et surprend toujours ».

 

 

« Le Père est toujours disposé à pardonner. Non pas une fois ou 70 fois 7 fois. Toujours !... Et pour connaître ce Dieu qui est amour, il faut monter par l'escalier de l’amour pour le prochain, par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde, que le Seigneur a enseignées », a conclu le pape.

 

 

Anne Kurian 

zenit.org     

 


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