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Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...  11/05/2015

Mois de mai, mois de Marie de la Médaille...

Du 11 au 20 mai  2015  -  Mois de mai, mois de Marie de la Médaille Miraculeuse.                                                                                

                                                                                                                                               

                                                                                   (Suite)

                                                                              

                                                                                                            

                                                                                                            

 

                                                                            

                                               
 

(Chaque jour, avant de commencer votre chapelet : méditez cette prière)
 

                                                                                                     

Le 11 mai  2015

Deuxième apparition : le 27 novembre 1830 (phase 2).

 

Nous avons vu hier comment la Mère de Dieu se montra à Sœur Catherine offrant le globe d'or au Seigneur. Il se forma alors autour de la Sainte Vierge un tableau un peu ovale, sur lequel on lisait ces mots, écrits en lettres d'or : " Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous."

"Tout à coup, raconte Sœur Catherine, j'ai aperçu des anneaux à ses doigts revêtus de pierreries, les unes plus grosses, les autres plus petites, qui jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres." Bientôt, les mains de Marie, chargées de grâces que symbolisaient les rayons, s'abaissèrent et s'étendirent en affectant la gracieuse attitude reproduite sur la médaille, puis une voix se fit entendre qui disait : "Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle ; les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces; les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance."

Remarquons que la Sainte Vierge obtient les grâces dans la mesure de la confiance avec laquelle on s'adresse à elle. Son Divin Fils disait aux malades de l'Évangile : "Qu'il vous soit fait selon votre foi." C'est ainsi qu'agit sa sainte Mère.

Sœur Catherine ajoute que quelques-unes des pierres précieuses fixées aux doigts de la Sainte Vierge ne donnaient aucun rayon ; comme elle s'en étonnait, une voix intérieure lui dit : "Ces pierres qui restent dans l'ombre figurent les grâces qu'on oublie de me demander."

 

PRIÈRE

 

O Vierge si bonne, qui avez daigné nous donner ce gage de salut qu'on appelle la Médaille, mettez-nous au cœur une confiance encore plus vive en votre maternelle protection. Ce que vous avez fait pour d'autres, vous pouvez le faire pour nous ; nous le croyons et l'attendons de votre cœur de Mère. Et, puisque vous vous êtes plainte que beaucoup de grâces restaient en suspens parce qu'on ne songeait même pas à les demander, nous prenons, ce soir, la résolution de prier davantage, afin de recevoir, et pour nous et pour ceux que nous aimons, ces grâces que vous nous obtenez de votre divin Fils par votre toute-puissance suppliante. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !



 


Le 12 mai 2014.
Deuxième apparition :  le 27 novembre 1830
(phase 3).




La Vierge Immaculée était donc là en présence de Sœur Catherine extasiée. Elle était, selon l'expression naïve de la Voyante, "belle dans son plus beau", les mains rayonnantes de lumière. L'inscription en lettres d'or la nimbait gracieusement : "Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous."

A l'instant, le tableau parut se retourner et la Sœur vit, au revers, la lettre M, surmontée d'une croix, ayant une barre à sa base, et au-dessous du monogramme de Marie, deux cœurs, l'un entouré d'épines, le second transpercé d'un glaive.

Les notes de la Voyante ne mentionnent pas les douze étoiles qui entouraient le monogramme de Marie et les deux cœurs. Cependant, elles ont toujours figuré sur le revers de la Médaille. Il est sûr que ce détail a été reconnu par la Sainte à partir des apparitions, et accepté de vive voix un peu plus tard.

Comme elle se demandait un jour, pendant la méditation, ce qu'il fallait graver au revers de la Médaille, une voix intérieure lui répondit : "Le M, la croix et les deux cœurs en disent assez."

Le symbole était suffisamment clair, en effet, pour les chrétiens rachetés par un Dieu crucifié, en présence de sa Mère douloureuse.



 

PRIÈRE

 

Souvenez-vous, ô très douce Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, et réclamé votre secours ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Veuillez, ô Mère du Verbe, ne point mépriser mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !






Le 13 mai  2015

Troisième apparitions de la Sainte Vierge  (Décembre 1830)



M. Aladel, directeur de Sœur Catherine, accueillit avec indifférence, on peut même dire avec sévérité, les communications de sa pénitente; il lui défendit même d'y ajouter foi. Mais l'obéissance de la Sainte, attestée par son directeur lui-même, n'avait pas la puissance d'effacer en son cœur le souvenir ineffable de ce qu'elle avait vu ? Revenir aux pieds de Marie faisait tout son bonheur; sa pensée ne la quittait point, non plus qu'une persuasion intime qu'elle la verrait encore.

En effet, dans le courant de décembre, à une date qu'elle n'a pas précisée, elle eut une nouvelle apparition, exactement semblable à celle du 27 novembre, et au même moment, pendant l'oraison du soir; il y eut toutefois une différence notable : la Sainte Vierge, au lieu de s'arrêter à droite de la chapelle, à l'endroit où s'élève aujourd'hui la magnifique statue de la " Vierge au globe ", vint se poser au-dessus du tabernacle, mais un peu en arrière.

La messagère choisie par l'Immaculée reçut de nouveau l'ordre de faire frapper une médaille sur ce modèle. Elle termina son récit par ces mots : "Vous dire ce que j'ai appris au moment où la Sainte Vierge offrait le globe à Notre-Seigneur, cela est impossible à rendre, comme aussi ce que j'ai éprouvé pendant que j'étais occupée à la contempler ! Une voix se fit entendre au fond de mon cœur; elle me dit : ‘CES RAYONS SONT LE SYMBOLE DES GRÂCES QUE LA SAINTE VIERGE OBTIENT AUX PERSONNES QUI LES LUI DEMANDENT.’"

Puis, contre son habitude, il lui échappa une exclamation de joie à la pensée des hommages qui seraient rendus à Marie : "Oh ! Qu'il sera beau d'entendre dire : ‘Marie est la Reine de l'Univers, et particulièrement de la France !’ Les enfants s'écrieront : "Elle est la Reine de chaque personne en particulier."

 

PRIÈRE

 

Ô Marie, étoile étincelante, continuez à briller sur notre terre, surtout dans nos cœurs qui vous sont tout dévoués ! Oui, soyez Reine de l'Univers et particulièrement de la France. Sans doute, l'oubli de Dieu continuera son œuvre délétère ; mais nous voulons, nous, le rappeler à ceux qui l'ont oublié. Votre Médaille, fièrement portée, sera là pour redire : "Je crois en Dieu qui nous a donné Marie, je crois Marie et au meilleur de ses dons." Nous l'aurons, sa médaille, sur nous, nous la porterons partout ; avec elle, nous le savons bien, nous ferons pénétrer Dieu. Comme une étoile, elle brillera dans nos ténèbres ; et à sa lumière, les égarés reviendront à Dieu par Marie. Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, exaucez notre prière. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 14 mai  2015

Prodigieuse diffusion de la Médaille.


M. Aladel avait donc accueilli avec beaucoup de défiance les communications de Sœur Catherine Labouré ; il continuait à traiter d'illusions les confidences de la jeune Sœur. Les mois passaient et les désirs exprimés par la Sainte Vierge ne se réalisaient pas. Une voix intérieure s'en plaignit bientôt à Sœur Catherine : "La Sainte Vierge n'est pas contente parce qu'on néglige de faire frapper la médaille." —"Ma Bonne Mère, répondit-elle, vous voyez bien que M. Aladel ne me croit pas." — "Sois tranquille, répliqua la voix, un jour viendra où il fera ce que je désire : il est mon serviteur et craindrait de me déplaire."

C'est ce qui arriva. Quand le pieux missionnaire reçut cette communication, il se dit : "Si Marie est mécontente, ce n'est pas de la jeune Sœur qui, elle, ne peut rien faire de plus; c'est donc de moi." Il se décida dès lors à agir et la Providence l'aida visiblement.

"J'eus l'occasion, écrit-il, de voir Mgr de Quélen, archevêque de Paris; la conversation nous donna lieu de raconter tous les détails des apparitions au vénérable prélat, qui nous dit ne voir aucun inconvénient à la frappe de cette médaille, attendu qu'elle n'offrait rien d'opposé à la foi de l'Église, qu'au contraire tout y était très conforme à la piété des fidèles envers la Sainte Vierge, que, par conséquent, elle ne pouvait que contribuer à la faire honorer. Mgr de Quélen exprima le désir d'avoir une des premières médailles. Dès lors, ajoute M. Aladel, je me déterminai à faire le nécessaire."

"Aussitôt que la médaille fut frappée, dit-il, elle commença à se répandre, surtout parmi les Filles de la Charité qui, ayant eu connaissance de son origine, tout en ignorant qui était la Voyante, la portaient avec une grande confiance. Bientôt, elles la donnèrent à quelques personnes malades, dont six ne tardèrent pas à en ressentir les heureux effets. Trois guérisons et trois conversions s'opérèrent, tant à Paris que dans le diocèse de Meaux, d'une manière aussi subite qu'inattendue."

Malgré les sarcasmes des incroyants, la diffusion en fut immédiatement prodigieuse dans toutes les classes de la société et dans tous les pays. M. Vachette, le graveur, prouva, registres en main, qu'il en avait vendu plus de deux millions en dix ans. Il affirmait de plus que, à sa connaissance, onze autres fabricants de Paris en avaient écoulé la même quantité, et quatre autres de Lyon au moins le double.

De tous côtés, l'on écrivait à la rue du Bac pour réclamer des stocks de médailles, pour raconter les merveilles réalisées. Dans telle ville, des paroisses entières suppliaient leur curé de la leur procurer. Des prêtres écrivaient à M. Aladel qu' "elle ranimait la ferveur dans les villes comme dans les campagnes." A Rome, les supérieurs généraux de plusieurs Ordres religieux s'empressèrent de la faire connaître, et le Souverain Pontife lui-même, Grégoire XVI, la plaça au pied de son crucifix.

 

PRIÈRE

 

O Marie, Vierge immaculée, merci de nous avoir donné ce signe, ce présent, cette petite Médaille qui mérite si bien et méritera toujours son nom de "miraculeuse" Si Dieu a permis qu'elle se répande ainsi d'une manière si prodigieuse à travers le monde, n'est-ce pas pour y manifester votre gloire et votre puissance ? Nous voulons, dans notre humble sphère, être les propagateurs de votre Médaille, et ce signe béni continuera à faire des merveilles et à attirer les bénédictions divines sur tous ceux que nous aimons. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !







Le 15 mai  2015.
Sainte  Catherine Labouré après les apparitions.



Que devient Sœur Catherine après les grâces insignes dont elle avait été l'objet ? Placée après sa Prise d'Habit, en janvier 1831, à l'Hospice d'Enghien, rue de Reuilly, à Paris, elle allait y passer quarante-six ans dans l'obscurité la plus complète et dans un silence que le Pape Pie XI déclara plus tard "héroïque". Dans son entourage, on ne sut jamais qu'elle était l'heureuse privilégiée de la Sainte Vierge.

Employée d'abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle resta ensuite près de quarante ans dans la salle des vieillards, ajoutant à cet office celui de la basse-cour. Elle se plaisait dans ces humbles fonctions, et rien ne lui semblait préférable au bonheur d'être au service des pauvres de Jésus-Christ.

Sa piété était fervente, mais toute simple aussi ; elle ne laissait rien voir en elle qui pût la distinguer des autres. Une seule chose a été remarquée : l'importance qu'elle attachait à la fervente récitation du chapelet.

Depuis le début de l'année 1876, Sœur Catherine parlait souvent de sa mort, ajoutant que, sûrement, elle ne verrait pas l'année 1877. Pendant les derniers mois, elle fut obligée de garder le lit et de cesser cette vie si active qu'elle menait depuis tant d'années.

Le 31 décembre, elle eut, dans la journée, plusieurs faiblesses qui firent croire à sa fin prochaine. On lui proposa les dernières consolations de la religion, qu'elle accepta avec reconnaissance. Elle reçut les sacrements avec un bonheur et un calme qu'on ne saurait décrire ; puis, sur sa demande, on lui récita les litanies de l'Immaculée Conception. Elle répétait souvent cette invocation : "Terreur des démons, priez pour nous !" On l'entendit s'écrier avec un accent de profonde tendresse : "Ma chère Communauté, Ma chère Maison-Mère !"

A 4 heures du soir, une nouvelle faiblesse réunissait toutes les Sœurs de la maison autour de la mourante. Ce n'était pas encore, cependant, le dernier moment. A 7 heures, elle parut s'assoupir davantage et, sans la moindre agonie, son âme se détacha de son corps pour aller contempler au ciel Jésus et sa Mère Immaculée.

 

PRIÈRE

 

Ô mon Dieu, vous qui choisissez toujours les plus petits instruments pour accomplir vos grands desseins, donnez-nous la simplicité d'esprit et de cœur de votre sainte servante Catherine Labouré, cette simplicité qui attire vos regards, afin que nous soyons les heureux bénéficiaires de la parole que prononça Jésus votre Fils : "Je vous remercie, Père, d'avoir caché ces choses aux grands et aux puissants et de les avoir révélées aux tout-petits". Donnez-nous aussi de grandir de plus en plus dans la vertu d'humilité, comme Sainte Catherine Labouré, car vous résistez aux superbes et ne donnez vos grâces qu'aux humbles. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 


 


Le 16 mai  2015

Merveilleuse présentation du corps de Sainte Catherine Labouré

 

Le 3 janvier 1877, Sœur Catherine Labouré était ensevelie dans un caveau fort humide sous la chapelle de sa maison de la rue de Reuilly. Ses Supérieurs obtinrent facilement l'autorisation de garder ce précieux dépôt dans la maison même où elle avait passé toute sa vie religieuse.

En 1933, lorsque Pie XI décida la béatification prochaine de l'humble Sœur, il fallut procéder à l'exhumation de ses restes. Qu'allait-on en retrouver après tant d'années, et dans des conditions si peu favorables ?

L'exhumation eut lieu le 21 mars 1933. Au grand émerveillement des médecins, des prêtres, des sœurs qui y assistèrent, le corps fut retrouvé absolument intact. Les yeux mêmes gardaient leurs prunelles bleu azur, ces yeux qui avaient si souvent contemplé la Mère de Dieu ! La mort avait respecté jusqu'aux vêtements de ce corps virginal dont les mains jointes avaient reposé plus de deux heures sur les genoux de la Vierge Immaculée !

La reconnaissance du corps fut faite en présence de Son Éminence le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris. Il repose depuis dans la Chapelle des Apparitions, dans une châsse aux fines ciselures, dont les émaux bleus rappellent les phases des Apparitions et le monogramme de la Médaille Miraculeuse.

Le 27 juillet 1947, le pape Pie XII décernait à l'humble Sœur les honneurs de la canonisation.

 

PRIÈRE

 

Ô Vierge Immaculée, qui avez préservé de la corruption du tombeau Sainte Catherine Labouré, vous nous montrez ainsi votre puissance sur la mort. Qui donc a causé la mort dans le monde, sinon le péché ? Aidez-nous donc à nous délivrer surtout du péché qui entraînerait notre mort éternelle.

Et puis, ô bonne Mère, aidez-nous à surmonter les craintes naturelles de la mort ; ne cessez pas d'augmenter notre espérance jusqu'au jour bienheureux où nous irons vous voir, en corps et en âme, près de votre Fils, puisque nous croyons à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 



 

Le 17 mai  2015.
Les leçons que nous donne Sainte Catherine :
L'Esprit surnaturel.

 

Quand les hommes veulent mener à bien une entreprise importante, ils s'ingénient à réunir toutes les forces qui les rendront aptes à réussir : talents, alliance, argent, recommandations, protections. Mais ces forces elles-mêmes risquent de se rompre quand ceux qui les emploient ne tiennent pas compte d'une autre force qui ne doit jamais être laissée de côté : la foi au surnaturel.

Or, Dieu emploie des instruments très faibles pour l'accomplissement de ses desseins ; dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament, les exemples abondent... Évidemment, la Vierge Marie ayant des communications importantes à faire à la terre, va adopter la méthode divine.

En 1830, elle choisit le sanctuaire le plus modeste, la messagère la plus effacée. Elle ne s'arrêtera pas à une cathédrale, elle n'apparaîtra ni à un théologien, ni à un prêtre, quoique la mission ait un caractère doctrinal ; elle choisira une toute petite novice, récemment arrivée de son village, qui sait à peine lire et écrire. Et cependant, la Sainte Vierge voudra s'en servir pour répandre ses grâces dans le monde ; Sœur Catherine accomplira sa mission en se taisant...

Il est certain que les événements de 1830 sont bien déconcertants pour quiconque en chercherait les secrets avec les seules lumières de la raison. Il y a un tel contraste entre l'obscurité des origines et les conséquences merveilleuses qui s'ensuivent ! Le bon sens et l'humilité de Sœur Catherine ne s'y sont pas trompés : "Moi, favorisée ? dira-t-elle, je n'ai été que l'instrument. Ce n'est pas pour moi que la Sainte Vierge m'a choisie. Tout ce que je sais, c'est dans la Communauté que je l'ai appris. J'ai été choisie pour qu'on ne puisse pas douter."

Si Dieu veut des intermédiaires, il les veut privés de moyens humains. Mais il les veut vertueux aussi : il faut que leur vertu dépasse une vertu ordinaire : "Dieu veut son spectacle, dit Bossuet, et ce spectacle, c'est la pureté du corps et l'humilité de l'esprit." "Marie a plu à Dieu par sa pureté, nous dit Saint Bernard, et elle est devenue mère par son humilité." C'est aussi en cela que Catherine Labouré a été agréable à Dieu et à la Vierge Immaculée.

 

PRIÈRE

 

Seigneur, ce ne sont pas les talents naturels des hommes qui attirent ton regard divin. Pour faire tes œuvres, il faut des instruments souples et dociles, abandonnés à ta sainte volonté. C'est la leçon que nous donne sainte Catherine Labouré. Donne-nous cet esprit filial qui te permettra de te servir de nos faibles moyens pour faire du bien aux âmes qui nous entourent. Sainte Catherine Labouré, aidez-nous à obtenir cette grâce. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

 



 

Le 18 mai   2015

Les leçons que nous donne Sainte Catherine : La pureté et l'humilité.

 

La Vierge Marie exige de sa Messagère les vertus que Dieu a voulu trouver en elle pour y accomplir son œuvre : pureté et humilité à un degré peu ordinaire. Une âme pure a quelque chose de la beauté divine. Dieu la regarde avec amour, car elle reflète en quelque sorte la splendeur du ciel.

Dès sa première Communion, premier contact avec Dieu, Sœur Catherine comprend le prix de sa pureté. Des partis se présentent; elle les refuse tous : elle est fiancée à Jésus. On essayera de tout, on la fera venir à Paris pour la tourner vers d'autres horizons; tout est inutile ; bien plus, cette épreuve affermit sa vertu et elle en sort plus décidée que jamais à se confier sans retard à son divin maître.

Plus tard, bien plus tard, lorsqu'elle sert les pauvres à l'hospice d'Enghien, ses vieillards "ne sont pas toujours sages", selon son expression, mais devant elle ils ne se permettent pas la plus légère infraction et montrent, au contraire, une extrême réserve.

La pureté est un trésor précieux que-nous gardons dans un vase fragile. Sœur Catherine le savait ; aussi s'entourait-elle de modestie, de vigilance, de mortification. Elle a réalisé le mot de saint Vincent à ses filles : "Soyez comme le rayon de soleil qui éclaire le cloaque sans rien perdre de son éclat." Elle a toujours gardé l'éclat de la pureté.

Si la pureté est l'ornement du cœur, l'humilité est l'ornement de l'esprit ; rien ne le souille comme l'orgueil ; la pureté plaît à Dieu, l'humilité l'attire. Marie a plu à Dieu par son humilité et c'est pourquoi elle est devenue sa Mère. Dans l'ordre surnaturel, la première vertu de la volonté est l'humilité. Notre-Seigneur rejette la prière orgueilleuse du Pharisien. Il dit à sainte Catherine de Sienne : "Ma fille, je suis Tout et toi, tu n'es rien." La Vierge Marie avait dû, depuis longtemps, apprendre cette leçon à Catherine Labouré, son enfant prédestinée, afin qu'elle devînt bien humble pour ne pas entraver dans son âme l'action de la grâce.

Elle avait un sens extraordinaire de l'humilité, celui qui consiste à mettre Dieu à sa place, et nous à la nôtre. Elle disparaît pour laisser paraître sa Mère et, par elle, le Seigneur Jésus. Sa dernière Supérieure ne lui ménagea pas les humiliations; elle les acceptait avec respect et soumission. Une telle attitude suppose un degré héroïque dans l'humilité.

 

PRIÈRE

 

Sainte Marie, mère de Dieu, gardez-moi un cœur d'enfant pur et transparent comme une source ; obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion ; un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bien et ne tienne rancune d'aucun mal. Faites-moi un codeur doux et humble, aimant sans demander de retour, un cœur grand et indomptable qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse ; un cœur touché de l’amour de Jésus-Christ et tourmenté de sa gloire ! Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 19 mai   2015
Les leçons que nous donne Sainte Catherine : La vie cachée.

 

Sœur Catherine a toujours mené la vie cachée, elle a exercé les emplois les plus communs. En effet, elle doit disparaître. Comme une de ses compagnes disait un jour : "Il est probable que la Sœur qui a vu la Sainte Vierge est aujourd'hui supérieure", la servante de Dieu répondit : "Non, non, il faut qu'elle mène la vie cachée."

Pendant quarante-six ans, elle eut la passion de se cacher, comme d'autres ont la passion de parler. Elle trouve naturel d'être ignorée et mise de côté. Or, la vertu qui s'ignore est le comble de la véritable vertu.

N'imaginons pas la Voyante de la rue du Bac comme une Catherine de Sienne, en communication habituelle avec Notre-Seigneur. Son Thabor fut d'un moment, sa fidélité au devoir d'état de tous les jours.

Tous les matins, elle recevait sa tâche. Le champ d'action d'une Fille de la Charité est très circonscrit ; elle est clôturée dans son devoir d'état. Lumière des plus modestes, à la flamme pure, chaude, sans éclat, sans sursaut, Sœur Catherine se consumera jour et nuit, pendant quarante années, dans sa maison de Reuilly, comme en une chapelle close et recueillie.

 

PRIÈRE

Ô mon Dieu, tu as voulu que ton Fils unique vécût trente ans de vie cachée sur les trente-trois années que dura sa vie terrestre ; tu as voulu aussi que la Très Sainte Vierge Marie menât une vie obscure, uniforme, sans aucune action d'éclat. C'est assez nous montrer quel prix tu attaches aux actions humbles, connues de toi seul et accomplies pour ton seul amour.

Fais qu'à l'exemple de votre Servante, Catherine Labouré, nous sachions trouver notre joie à remplir parfaitement notre devoir d'état, expression certaine de ta volonté divine, à nous contenter souvent de tâches humbles et monotones avec lesquelles nous pouvons si facilement nous remplir de ton bonheur éternel. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !




 

Le 20 mai   2015.

Les leçons que nous donne Sainte Catherine  : La vie de silence.  

 

Sœur Catherine Labouré, sauf à son confesseur et dans deux rapports écrits par obéissance, en 1856 et 1876, n'a jamais laissé entendre qu'elle fût la privilégiée d'un secret. Autour d'elle on parlait de la Médaille. Ni alors, ni après, Sœur Catherine ne révéla que ce fut elle, la novice de 1830. Mêlée à ses compagnes, du ton le plus naturel, à l'occasion elle disait son mot. Mais cette Sœur mystérieuse dont tous, au-dehors comme au-dedans, eussent voulu savoir le nom, on ne le révéla jamais de son vivant.

Ses lèvres restèrent hermétiquement closes sur l'instrument de la Vierge. Qu'importe un nom, devait-elle penser comme Jean-Baptiste qui ne se proclamait qu'une "voix" ? Ce sont là les grandes profondeurs de l'humilité et du silence de l'âme. Or, Catherine Labouré, sans jamais en sortir, les vécut quarante-six ans. Et c'est là ce qui fait sa grandeur et sa sainteté.

Quarante-six ans d'effacement dans un hospice de vieillards alors que partout l'on cherche votre nom, ô humble Sœur ! Quarante-six ans de silence sur soi, sur des grâces ineffables ! Quarante-six ans pendant lesquels, repliée sur le don divin, elle laissa aller le vain bruit des recherches curieuses ! Cela sans jamais se trahir, pour être mieux à Dieu, à la charité, à son perfectionnement, voilà l'extraordinaire mérite de Catherine Labouré, l'héroïsme qui l'a conduite à être reconnue sainte.

Leçon profonde pour nos orgueils et nos glorioles, même dans notre piété, notre apostolat, notre dévouement qui cherchent si souvent les louanges humaines ! Leçon des grands et vivifiants silences : des silences extérieurs autant qu'ils sont possibles, des intérieurs qui attirent Dieu en nous.

 

PRIÈRE

 

O Sainte Catherine Labouré, votre amour du silence est une grande leçon pour nos vies superficielles et enfiévrées. Apprenez-nous à rentrer souvent en nous-mêmes pour y trouver Dieu, pour le consulter, pour vivre en sa présence et par là même éviter le péché et accomplir sa divine volonté.

Les âmes trop dispersées ne peuvent être des âmes intérieures. Que nous sachions à votre exemple, et à celui de la Sainte Vierge, vivre davantage au-dedans de nous-mêmes et aimer ce silence qui fait rencontrer Dieu. Ainsi soit-il !


Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !
                                                          

                                                                                 








                                                                                                                                                                   (A suivre)